Spéléo

Mardi 25 novembre 2014 2 25 /11 /Nov /2014 10:45

Le récit de la première au C243 (sima de los cairns) et la découverte de la salle des "sexa folies" par Christian Godéas mondialement connu sous le nom "Le beau'f" 

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En ce weekend à rallonge du 11 novembre 2014, nous avons décidés de retourner à la PSM dans les gouffres C214 et 243 pour une ultime visite avant la neige , la météo prévoyant une fenêtre pour le lundi 10 .

Nous nous retrouverons donc au chalet du Bracas et en profiterons pour ranger celui ci afin de le libérer pour la période hivernale.

Le dimanche 9, une équipe de djeuns fait une pointe dans le C 214 ; Thibaud,Maxime et Jean, vers la nouvelle branche à - 320 . Ils ressortent dans la soirée, fourbus, sales mais heureux. Ils pensent être arrivés vers – 400 avec des lucarnes à voir.

Le lendemain, donc le 10, Alain Bressan, Christian « Papou » et Régis partent lever la topo et finir l’aménagement de la désob à -320. L'effectif restant se voit confié, ou plutôt s'est réservé le déséquipement du C 243 après avoir, bien sur, fouillé une dernière fois la trémie du fond!

L'équipe est composée de Joël qui ne connait pas encore ce trou, Mickey qui le connait dans tous ses recoins (le trou),Gilbert qui connait tout les méandres pour les avoir mis au gabarit, Alain Gresillaud, le benjamin de la bande qui a convoyé de nombreux gravats et moi qui avait cassé du caillou pendant le camp du mois d'aout. La suite, le « Timing de la manip » ayant été quelque peu bousculé, j'ai été convié à vous la raconter, étant en partie responsable de ce désordre et sommé de réparer les dégâts. Je trempe donc ma plume dans l'encre, une plume de canard comme le veut la tradition gersoise, pour écrire ces quelques lignes.

Etant descendu en dernier, je trouve toute l'équipe déjà affairée à « ratasser » parmi les blocs en bas de cette trémie de M.... qui nous bouche le passage vers la suite des puits de l'aval. Comme il a neigé la veille et qu'il fait froid dehors, les courants d'air se sont inversés et sont beaucoup plus faibles: pas évident pour fouiller! Nous étrennons, Joel et moi, nos nouvelles lampes à Leds, multifocales et tout le reste. Elles nous permettent de voir du vide, au dessus, entre les blocs, mais aucun passage assez large pour y progresser. Seul un léger filet d'air au sol, sous la lucarne du mois d'aout abandonnée car les plus téméraires s'y sont fait peur! On déséquipe le ressaut. Restent ces vides en hauteur, entre les blocs, mais ça ne passe pas. Je décide de faire le tour par la droite et de gravir la pente d'éboulis qui « coule » vers la base du P50. La difficulté, c'est de trouver des cailloux assez stables pour escalader ou plutôt gratouiller jusqu'en haut, là où le plafond, tout aussi pourri, nous oblige à ramper sur les gravats. Un peu plus haut, le toit se relève permettant de se tenir à genoux. De tous cotés de la caillasse qui dégringole au moindre mouvement. Quelques traces laissées par les explorateurs en première, tout coince, pas de courant d'air, aucun écho, c'est le silence....A part sur le coté gauche, peut être... une renfrougne au bout d'un petit palier plat sur les cailloux. Déjà vu! J'y avais moi même mis le nez pendant les explos d'aout. Rien, pas de zeff, pas d'écho....J'insiste encore une fois, espérant apercevoir le faisceau des lampes de collègues restés en bas. Rien, rien que du noir et des blocs. J'avance encore un peu après avoir enlevé deux ou trois cailloux au sol pour passer la tète et le torse…rien que trois: la gueule de l'empilage de blocs au dessus vous dissuade de jouer au terrassier! Finalement, en passant un bras devant, je m'y insinue jusqu'à la taille et réussis enfin à tourner la tète pour éclairer ce qui ressemble à une alcôve. Je termine la reptation et me retrouve debout, je peux même écarter les bras! Devant moi, à quelques mètres, je distingue la paroi calcaire, la vraie, bien lisse, de la bonne roche bien dure, celle pour planter des spits, pour visser des gougeons, pour...pour...pour les « papailles » !!

Et ce n'est pas fini ! En levant la tète, je vois, je vois...je ne vois rien, rien que du noir! Le plafond qui disparaît au dessus de l'éboulis. Je crie un coup, ça résonne. Je recommence plus fort: Boooouu! L'écho me revient, lointain, lointain...Oh P...., c'est gros, c'est énorme, j'ai trouvé la suite!!

J'appelle les copains, pas de réponse, aucun son venant du bas. Je dois donc repasser dans l'étroiture jusqu'au palier en haut de l'éboulis instable. Je recommence à crier, l'écho de ma voix dans le P 50 les alerte enfin! Des lumières apparaissent. Venez par ici, ça continue, j'ai trouvé la suite !

Aussitôt, la joyeuse équipe attaque la montée du pierrier, chacun dans son style. Mickey m'ayant rejoint, c’est au tour de Joël et Gilbert, qui décident de monter à la queue leu leu: le suivant recevant ainsi les cailloux sur le nez avant qu'ils ne prennent trop d'élan: ça fait un peu moins mal

C 'est spectaculaire: la remontée des saumons dans une échelle à poissons! Sauf qu'ici, l'eau est très, trés, trés.... « calcaire »! Je repasse l'étroiture, le palier étant trop exigüe pour tous.

Nous nous retrouvons ainsi au départ de la première à quatre, Alain G. ayant « refusé » l'obstacle de la rampe à poissons. Il est vrai que l'eau très, très, très... « calcaire », ça laisse parfois des traces sur les verres de lunettes!

D'un commun accord, sans rien se dire, nous démarrons, chacun de son coté, à la recherche du méandre avec le courant d'air ou du puits suivant pour y balancer des cailloux... comme d'habitude!

Au bout d'un certain temps, après que l'enthousiasme du départ se fut refroidi, (et pas le fut du canon!), on se retrouve à l'étroiture de départ pour faire un peu le point. Pour ma part, j'ai trouvé un point bas le long de la paroi avec des traces d'écoulement et des galets roulés mais rien ne semble passer pour l'instant. Mickey, lui, a déjà commencé un relevé topo dans sa tète afin de nous faire le croquis d'explo que nous dégusterons ce soir à l'apéro, au chalet. C'est autre chose que des caouettes! Joël a atteint la partie haute de la salle qui se dirige vers le P50.Au dessus une grande paroi verticale avec un pan de miroir de faille magnifique et encore au dessus un renfoncement dans la paroi : à voir! Et comme Joël possède une super montre qui donne l'altitude, l'azimut, et éventuellement l'heure (mais ça, pour l'instant, on n'en a rien à foutre de l'heure!) on peut évaluer, en relatif, un dénivelé de 50 mètres de hauteur! La direction de la salle, qui est en fait une énorme galerie, est orientée plein ouest. Pour les dimensions en plan, on estime une longueur d'environ 80 mètres sur 40 m de large par endroits. La hauteur du plafond, quant on le voit, est, quant à elle, proportionnelle à l'énorme éboulis qui envahit la salle. Du boulot en perspective pour topographier et fouiller tout ça

2014-11-13 AB synthèse plan K7-243-214 A4

De retour à la base du P50, nous retrouvons Alain G. et lui faisons part de nos trouvailles. Pardonnes nous, Alain, on était tellement excités qu'un ne t'a pas attendu! Promis, Juré, le prochain coup, tu viens avec nous, s'il le faut on te met dans un kit, mais tu dois voir cette salle, c'est fantastique, ce sont les vieux qui te le disent! Et, à propos de vieux, quoique certains en disent..., tout bien calculé, en y regardant de plus près et avec toute l'indulgence qui nous caractérise, eh bien ,eh bien, tu nous aurait fait « péter » la moyenne !! Rendez vous compte: deux cent soixante deux ans au compteur à quatre, dans cette immense salle! Qui a dit que la spéléo est un sport de jeunes? Et comme le veut la tradition, là aussi, adoptant la proposition de l'ainé des membres présents et à l'unanimité, nous la baptisons « la sexafolies »

Continuant notre causerie avec le bidon de bouffe, on ne l'aura pas amené pour rien, nous revenons sur le phénomène étrange de cette étroiture « oubliée ». Pourtant tout le monde l'a vue ; du moins tous ceux qui sont montés en haut de cet éboulis et néanmoins, tous se sont abstenu d'essayer d'y passer. Moi le premier! Il faut dire qu'elle est plutôt stressante: un espèce de mikado minéral avec un bloc de plusieurs tonnes en guise de joker qui ne demande qu'à vous servir de pierre tombale Ajouté à cela, l'absence de courant d'air et un écho inexistant,ça vous dissuade complètement d'enlever des cailloux à la base pour aller voir . Cette appréhension collective, qui est peut être générée par un instinct de conservation gravé dans notre inconscient, nous a interdit de franchir le pas…ou tout simplement la trouille! Ce phénomène, que l'on observe parfois en spéléologie, c'est le «  syndrome de la renfrougne ». Et celui ci a failli nous faire rater une magnifique découverte ! En repensant à nos exploration passées, nous constatons avoir déjà été « victimes » de cette maladie. Un exemple qui nous fait rater en son temps une belle première, c'est l'AN8 et son siphon de sable à la base des puits.

Et , il y en a d'autres, connues ou à découvrir. Alors pour se consoler un peu, on se dit: faut bien en laisser un peu aux générations suivantes!...Quoique , si on pouvait y jeter un œil avant!

Nous attaquons ensuite la remontée des puits vers la sortie, la tète pleine de rêves, le bidon de bouffe vide, mais le ventre plein et ...les kits vides!. Ben...quoi ? Il faudra revenir lever la topo d’urgence. Elle ne peut pas attendre l'été prochain. Cela nous permettra ainsi de rêver en regardant les dessins en 3 D et en couleur de nos spécialistes topo pour les longues soirées d'hiver au coin du feu en faisant griller des châtaignes.

 La vie est belle!

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Mercredi 12 novembre 2014 3 12 /11 /Nov /2014 15:28

Dimanche 9 :

  Les deux p’tits djeuns » du GAS Maxime et Thibault renforcés de notre dernière recrue de choc Jean partent à l’assaut de la Sima de la Niebla (C214). Le souvenir du P35 en haut duquel ils se sont arrêtés lors de la dernière virée hante trop leurs nuits !

L’étroiture d’accès au ressaut de 5m vole en éclats (Ouais … pas assez à mon goût mais bon, on verra ça plus tard) et nos 3 compères se retrouvent enfin au départ du beau puits large et résonnant.

Jean se charge de l’équipement et fractionne le puits qui mesure en fait 41m en cinq tronçons pour essayer d’éviter la douche sous le nouveau ruisseau qui les suit depuis le bas du ressaut de cinq mètres.

Le calcaire est hyper lisse et très propre, on dirait un autre gouffre ! surtout après le tronçon spongieux et gluant que nous sommes contraints et forcés d’emprunter entre -220 et -312.

La base du P41 est tellement propre et lisse qu’il n’y a pas le moindre gravier ! Aussitôt un nouveau puits, de 21m, puis un autre de 10m , et toujours dans ce calcaire de rève ! Au fond du P10 après une belle vasque , le gouffre semble re-devenir étroit . Mais dame nature a décidé d’être clémente avec nos trois jeunes explorateurs : Une faille se présente présentant un seul passage pour accéder au nouveau puits de 11m.

base du P40 à -360

A la base du P41, le départ du P22

On arrive alors à un changement de roche : Celle –ci est beaucoup plus claire avec des reflets lisses et orangés. Voilà encore une faille avec un miroir qui se laisse deviner par endroits, et toujours orientée au 250°N. On est alors en haut d’un dernier puits de 9m dont la base est à -409m.

Le fond de la faille est explorée vers l’Est sur une dizaine mètres. Vers l’Ouest le ruisselet qui les accompagne depuis le faux fossile à -312 se perd dans un passage impénétrable…  Aïe !!!

Un peu déçus mais ravis de cette belle première, les trois compères sortent du gouffre après une explo de 12 heures. Ils retrouvent le reste de la troupe vers 22h30 au chalet ARSIP.

Lundi 10 :

Papou , Régis et Alain partent à la Niebla, bien décidés à trouver la suite !

entrée 2

Au programme, réaménagement de quelques têtes de puits, topographie et explo bien sûr.

méandre à-270

reequipement à -275 rééquipement

Le deuxième cran de descente après le méandre boueux est rééquipé par le bas (ruisseau), ça évite un passage de dévia très chiant. Malheureusement nous n’avons pas amené de corde pour remplacer celle du puits suivant et Alain se fait la peur du siècle ( !) incapable de bloquer la corde hyper glissante qui file dans le descendeur. C’est heureusement une boucle sur la main droite qui bloquera celle-ci (aïe c’est pas bon !) sur le mousquif de rappel ! La suite de la descente se fera « en perroquet » avec la poignée…

à-250

Dans le méandre boueux vers -250

Nous décidons d’aller au fond en repérant les éventuelles lucarnes .Nous effectuerons  la topo en remontant.

à-275à -275

Nous en prenons vraiment plein les yeux, le gouffre est splendide ! Deux grosses lucarnes facilement accessibles sont repérées, une troisième donne sur un gros puits remontant.

Et voilà le fond à -409. 10m plus haut nous avons recoupé une faille de même orientation que celle de la galerie des glaces 200m plus haut.

base des puits à -410 méandre amont5

Le fond de la faille vers l'amont à -409

Régis attaque d’abord l’amont le long de la faille, il y progressera sur plus de 25 mètres vers l'Est et le conduit se poursuit au-delà d’un rétrécissement, pratiquement à l’horizontale.

Le ruisselet se perd effectivement en aval dans un pincement infranchissable à -412. Mais en contournant un énorme bloc par la droite on peut accèder à un passage un peu plus large. Celui-ci se pince mais on peut voir au-delà que la faille étroite se transforme en un beau méandre ! C’est bon ça !!!

méandre puits à -380

 Le haut du P11

La topo est effectuée en une quinzaine de visées et nous sortons du gouffre vers 19h30 après avoir déséquipé le puits d’entrée. On va pouvoir rèver une fois de plus tout l’hiver à ce que nous cache la sima de la Niebla.

2014-11-11 AB coupe C214-C243-K7

2014-11-12 AB synthèse plan K7-243-214 A4

Par contre, la sortie qui est un vrai bonheur en temps normal, est ce coup-ci un vrai cauchemar ! Il ya a des bourrasques de vent terribles et les -3° mesurés à la montre de Régis sont transformés en bien moins que -10° ressentis !

 

Les combinaisons humides et les cordes sont transformées en glace immédiatement. L’arrivée à la voiture sera un vrai soulagement. P….. ! C’est plus de nos âges ces conneries !

Mais ce n'est pas fini ! Et un gouffre n'est JAMAIS fini, surtout à la Pierre ! Joël va nous conter l'explo  du C243:

Le C243, sima de los Cairns par Joël:

Et bien nous, la troisième équipe « des moins jeunes » partons pour la sima de los Cairns pour une ultime et dernière descente, dans le but d’effectuer une ultime fouille de la trémie et de déséquiper le gouffre.
Quand je dis-nous les moins jeunes, c’est Mickey, Gilbert, Christian « dit le beau f » et Alain Grésillaud mais lui c'est un gamin…

Pour moi le C243 est une première, car jusqu’à présent  " un chat noir ne m’a pas permis de descendre dans ce gouffre".

 

Après une montée dans la neige depuis Pescamou, nous croisons l’équipe du C214 et filons au C243.
La descente commence, je pars avant dernier pour pouvoir profiter  et savourer les puits à la descente. Le P71 dit puits des 55 chandelles  est de toute beauté, les gars en bas sont tout petits.
Belle série de puits qui mériterait d’arriver au collecteur, ça serait la voie royale. Mais ça c’est une autre histoire.
En bas nous nous délestons de tout le matériel pour une dernière fouille dans la trémie. Chacun y va de son passage à travers les blocs. Moi je découvre; Passé le premier chaos, Mickey est devant moi, je le suis, puis grimpe dans des blocs et aperçois entre deux un grand vide. L’excitation est là mais comment chatouiller ces blocs  par dessous, là est le problème…
Nous continuons la fouille jusqu’au point bas de la méga trémie. Bien sûr il y a du courant d’air soufflant, mais le travail de désobstruction est énorme. Pendant ce temps Christian et Alain remontent à la base du P57. Christian décide de revoir une dernière fois une branche remontante en paroi droite de la trémie. Le passage est peu engageant sa dégringole à tout va, et là dans ce tube il va se glisser dans un passage bas, sortir trois cailloux, avancer en rampant et déboucher dans un énorme vide. Christian nous appelle et nous le rejoignons à la vitesse grand V. Nous commençons alors l’exploration de cet immense vide. Les parois sont loin, il faut contourner des énormes blocs  pour progresser, c’est de la folie.  Cette salle est immense , que fait-elle à cette profondeur ?
Comme nous n’avons pas de matos topo nous faisons des estimations.  Disons 80m x 40m pour une dénivelée de 50m.
Voilà comment les gouffres à la Pierre ne sont jamais finis.
Avant de remonter je déséquipe une escalade qui queute puis c’est retour vers la surface en ayant lové la corde du P57 m en tête de puits à cause de l’eau.
À 16 heures retour vers Pescamou et le chalet sous le soleil mais avec un vent glacial.
Au chaud en dégustant une bonne bière nous faisons le croquis de la salle. Vu l’âge des explorateurs, Mickey propose que l’on nomme la salle « SEXA FOLIES »…

C243

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Dimanche 2 novembre 2014 7 02 /11 /Nov /2014 18:04

Salut les prolos ! 

 

Nous avons testé pour vous la lampe El spéléo Rescue 2200 Lumens.

La scurion du pauvre !

Que du bonheur !!!

J'avais un peu peur pour l'autonomie et je suis rassuré , oh combien !!!

 

La lampe est dotée de 4 leds rouge qui informent sur la capacité restante dans la batterie.

Après une explo de 12 heures au C214 Sima de la Niebla en naviguant entre les modes 2 et 3, voire 4 pour "faire le malin", Joël est ressorti du gouffre et a constaté que trois leds rouge étaient encore allumées !!! Nous voilà sereins par rapport à l'autonomie. En plus avec une deuxième batterie (50€), on peut envisager des séjours avec bivouac sans problème.

Comparativement à la Scurion, la luminosité est un peu moindre mais largement suffisante, en tous cas beaucoup plus efficace que sur la Petzl Ultra Vario (mon ancienne lampe). Le poids et l'encombrement est encore à l'avantage de la El spéléo ainsi que la connectique et l'étanchéité qui a l'air au top. (la lampe a même été testée en plongée jusqu'à -40. Cependant le fabriquant précise que ce n'est pas une lampe de plongée).

Un petit point négatif : Un peu de boue s'est inséré entre le verre et le boitier, mais pas au delà du joint torique protégeant l'électronique et les leds.

Un deuxième : Pas de cordon pour charger directement le deuxième accu, on est obligé (pour le moment) de passer par le casque.

elspé 1

elspé 2

 

Reste l'inconnu de la durée de ce super matos dans le temps. On en re-discute l'an prochain...

 

Le site du re-vendeur en France: http://www.lampes-speleo.com/

Le pack Elspeleo "RESCUE 2200" comprend :

  • UNE LAMPE,
  • UNE BATTERIE,
  • UN CHARGEUR,
  • GARANTI 1 AN (batteries sont garantie 3 mois)

Caractéristiques techniques:

 

Un seul commutateur (bouton pussoir)  disposant de 9 modes de réglage.
Chacune des 2 LED est réglable indépendamment selon 7 niveaux d'éclairage, 4 modes pour la lumière large (flood) et 3 modes pour le spot . Vous avez la possibilité de faire fonctionner les deux LED-s simultanement 2 modes de reglage sont possibles.

Le spot atteint plus de 150 mètres sur le réglage le plus élevé.

  • Le boitier de la lampe est en aluminium usiné et recouvert de plastique pour plus de durabilité.
  • Le boitier de la batterie est en plastique composite très dur.
  • Le câblage est très résistant à la chaleur. Il est classé IP68 étanche à l'eau.
  • La lampe est classé IP68 waterproof , ce n'est pas une lampe de plongée.
  • Le témoin de charge est integré sur la lampe (4 diodes led)
  • Protection thermique @70°C

 

  • Modes d'éclairage:
    1 - flood 50 lumens
    2 - flood 200 lumens
    3 - flood 500 lumens
    4 - flood 1200 lumens
    5 - spot 200 lumens
    6 - spot 400 lumens
    7 - spot 1000 lumens
    8 - flood+spot 400 & 400 lumens
    9 - flood+spot 1000 & 1200 lumens


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Mardi 28 octobre 2014 2 28 /10 /Oct /2014 10:51

Nous nous retrouvons dès le vendredi soir au chalet du bracas pour préparer les explos du 25 et 26 octobre.

Trois équipes seront constituées, deux pour le C214 et une pour le C243.

Dès le samedi matin tôt tout le monde est sur pied.

La Sima de la Niebla (C214) suite...

Régis, Thibault, et Jean forment la première équipe qui va descendre à -410m pour déséquiper la zone profonde de la cavité jusqu'à -312m. Ils ont du taff car ce n'est pas une partie de plaisir .

Serge et Joël forment la deuxième équipe qui doit poursuivre la désobstruction du méandre de -312m.
D'après les infos de l'explo précédente le travail de désobstruction à faire était relativement rapide, et la première ést là, à partager avec l'équipe du fond qui remontent le matos.

Arrivé au méandre, le chantier est tout autre. Il a fallut employer beaucoup de moyens percutants pour tailler le passage qui a enfin permis au plus mince de passer pour voir la suite. Après avoir descendu un ressaut 6m il est arrivé sur la lèvre d'un puits de 30m environ. Ayant vidé les deux  accus de la Hilti nous avons stoppé là. Le courant d'air est bien présent nous montrant la voie à suivre.

La suite sera pour la prochaine fois, après avoir fait les aménagements de confort pour que tout le monde puisse passer.

La sima de los Cairns (C243). 

Plusieurs objectifs pour cette équipe constituée d'Alain, Christian (dit le beauf) et Patrick (dit kiki) .
D'abord le méandre de -110m qui aurait pu donner sur une nouvelle serie de puits . escalade réalisée, progression sur une dizaine de mêtres jusqu'à un très vaste et très esthétique puits remontant qui saligne avec le P 53 terminal formant un puits de près de 100m de haut. Ensuite ils filent au font du gouffre à -181m pour fouiller toute la zone qui est barrée par une méga trémie.
Escalade de 8m donnant sur un nouveau ruisselet et (encore) des puits remontants, fouilles systhématiques de la zone dans le broyage : rien ne passe sauf le courant d'air ponctuellement violent ... 
Les espoirs de trouver la suite pour rejoindre plus bas  le C214 en aval sont de plus en plus minimes. Seule une désob en hauteur dans la trémie à l'Ouest de la base du P53, là où a été ressenti un bon courant d'air aspiré méritera d'être envisagée.


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Mercredi 15 octobre 2014 3 15 /10 /Oct /2014 15:05

3 équipes se partagent les tâches dès le Samedi matin :

- Charlotte, Régis et Thibault au fond à -400.

Régis atteint la lucarne qui absorbe le courant d'air mais dans un conduit remontant. Pas bon ça... D'autant plus qu'on a d'autres objectifs.

- Véro, Papou et Le beau'f attaquent le faux fossile à -312 et s'arrêtent sur un ressaut de 6m qu'il ne peuvent descendre faute de matos. C'est con parceque plus loin se fait entendre un très gros écho !!! La suite est par là à n'en pas douter.

- Pascal, Mickey et Alain s'occupent quant à eux du C243.

2

Le méandre après le puits des 55 chandelles

3

Pascal en haut du P53

Au bas du P53 à -180, une nouvelle lucarne est repérée à 4m du sol de la petite galerie active.

Après une brève désobstruction, Pascal débouche à la base d'un nouveau gros puits remontant où arrive un nouvel actif. Une nouvelle escalade de 7/8m ne débouchera que sur des conduits remontants, dommâge ...

4

Un méandre à -110 qu'i faudra examiner de plus près

La lucarne de -181 où Véro s'était engagée cet été est élargie et équipée. Il ne restera plus qu'à dégager un gros bloc coincé en hauteur pour accèder à un conduit plus large. On a l'air de quitter la grosse faille du P53 car les parois re-deviennent compactes. Le courant d'air est également présent et aspiré.

5 à -128

Le Dimanche , petite virée jusqu'au trou du sentier sur Ligolette. Véro y descend et remarque le bruit d'un petit écoulement en dessous du terminus. Découverte d'un nouveau trou dans les pentes herbeuses non loin du trou du sentier.

Le lundi, départ pour Ukerdi du refuge de Bellagua qui est dans un piteux état !

Objectif, aller voir l'UK 171 où Mickey et Joël avaient entendu un fort écho vers -50.

Le sentier d'accès emprunte le GR 12 sur les trois quarts de l'itinéraire. Le cheminement n'est pas très pentu et sous une belle hêtraie. Par contre en quittant le GR au niveau d'un petit col, il faut jouer les sangliers à travers le bartas pour rejoindre une rampe d'éboulis sous de belles tables lapiazées qui nous mène en moins de 10 mn à l'entrée étroite du gouffre.

Optimistes comme à l'accoutumée, on a apporte une corde de 100m pour explorer le puits où il y a le gros écho ...

UK171

Le gouffre, très esthétique descend en trois sauts jusqu'à un méandre hyper étroit. Au delà l'écho est phénoménal ! Mais le boulot de désob est énorme.

5 mètres au-dessus dans l'axe des puits, un autre méandre souffle un très fort courant d'air.

Trois tirs nous permetent de descendre d'un cran mais la aussi, le méandre est très étroit et le chantier trop important.

Retour à la voiture en 1h30 de marche très agréable. Ce secteur de la Pierre est vraiment magnifique et propose de superbes randos.


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