Lundi 22 septembre 2014 1 22 /09 /Sep /2014 10:31

Ce Dimanche 21 Sept, après avoir pris de grandes résolutions lors de la réunion du CD ARSIP, notamment sur le bull 18 qui va être costaud ( Gros dossier Anialarra, cavités pas très connues comme la Quitud, le E200, le Romy, article sur les plongées à la grotte au lac et à Illamina, grotte de l'ours, travaux des Zamalgamés sur LC et à la Verna....) nous passons la soirée au chalet avec nos amis Ruthénois (qui commencent une semaine d'explo) et Belges (qui terminent la leur) avec encore de belles découvertes dans le haut du réseau d'Anialarra qui se révèle comme un véritable labyrinthe vertical!

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Le lendemain direction Ehujarre avec pour but d'atteindre le porche du Chat Sauvage à une centaine de mètres en dessous des falaises du promontoire séparant le ravin d'Eruso des gorges d'Ehujarre.

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Mission accomplie : Après une descente de 100m, nous arrivons au grand sapin où je m'étais arrêté lors de ma précédente visite. Deux goujons plus tard je prend pied dans un vaste porche de 10m de haut sur 4 de large. Une galerie semble se prolonger dans l'alignement de celui-ci...

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Papou me rejoint alors que j'installe le relais et notre attention est attirée par des bruissements venant du fond de la galerie...

En s'approchant nous constatons que le boyau est habité .... Par un beau vautour fauve !

Très doucement, nous nous reculons jusqu'à l'entrée du porche pour lui laisser la place pour s'échapper, car notre présence n'a pas l'air de beaucoup lui plaire...

Au bout de quelques minutes , il se décide à sortir de sa cache et avec sa démarche très particulière, il court vers la sortie et prenant son envol à un mètre à peine de nous ! Très impressionnant, un moment unique !

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Nous pouvons alors explorer la petite galerie (bonjour l'odeur !) qui malheureusement est très vite obstruée par des amas terreux.

UT 106 107 110

Nous repérons de l'autre côté des gorges deux nouveaux porches qu'il faudra explorer : le UT 109 et UT 110.

UT 109

UT 109 2

Retour vers le chalet sous les premières gouttes de pluie.

Par Groupe Auscitain de Spéléologie - Publié dans : Sorties du mois
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Mercredi 10 septembre 2014 3 10 /09 /Sep /2014 12:31

Exsurgence de La Peyrade.

Développement 992.17 m.... Pas de troisième grotte à + d'un km dans le Gers.

entrée topo

On est encore propres et secs. Départ topo

Sortie topo (173 visées dont certaines très, mais alors très très aquatiques !) et vidéo

bientôt le montage sur youtube pour bien vous montrer que ça vaut vraiment le coup de passer ces voûtes mouillantes à l'entrée...

topo 1

topo fond

Topo aquatique

Quelques tronches après cette sortie de 7h40 quand même:

maxou

alain

joel

thibault

sortie vm 1

Joël après la voûte mouillante n°4

Descriptif :

Un ruisseau de 2 litres par seconde (en moyenne) sourd d’une belle entrée  formant un petit porche au bas d’une petite falaise. Une statuette de la Vierge a été scellée à l’entrée de la grotte et semble protéger les éventuels visiteurs.

Au bout de 3m il faut déjà ramper dans le cours du ruisseau sur un plancher de glaise qui a partiellement rempli la galerie qui devient laminoir.

Durant 120m le conduit prend une direction Sud-Ouest et la progression est particulièrement aquatique alternant laminoirs étroits et galeries en conduite forcée.

Il faudra franchir pas moins de six voûtes mouillantes pour enfin se relever dans une belle galerie aux parois très déchiquetées. La quatrième ne laisse qu’un espace de trois centimètres entre le plafond plat et l’eau du ruisseau ! Ici il faudra faire particulièrement attention aux conditions météo car le passage doit siphonner très rapidement.

galerie

La galerie se poursuit vers le Nord-Ouest avec des parois de plus en plus corrodées formant par endroit de vraies lames effilées qu’il faut contourner avec prudence. Quelques blocs encombrent quelquefois le sol de la galerie et on arrive bientôt à la seule salle du réseau . Ses dimensions ont de 16 m de long sur 7 de large pour une hauteur de 3.50m, son plancher est recouvert de gros blocs effondrés de la voûte.

galerie 2

Un peu plus loin, nous arrivons à un nouveau changement de direction et la galerie reprend celle suivie par les laminoirs  d’entrée. A ce niveau une fissure du plafond laisse passer une grande quantité de fines racines  qui pendent jusqu’à mi-hauteur de la galerie.

La progression est toujours très aisée dans le conduit dont la roche est toujours très sculptée, il faut quelquefois enjamber quelques blocs effondrés, quelquefois emprunter des passages supérieurs et c’est ainsi qu’on arrive au premier affluent rive gauche. Nous avons parcouru plus de 400 mètres depuis l’entrée. Cet endroit est un des plus esthétiques de la grotte : Le petit ruisseau cascade sur une échelle de magnifiques gours formés sur de la calcite immaculée. Malheureusement le conduit devient très vite trop étroit.

La galerie reprend alors un direction Nord-Ouest, elle est perforée de nombreuses cheminées visibles sur 5 à 7m de haut.

A 580m de l’entrée nous arrivons au deuxième affluent rive gauche. C’est le plus important et le cours de son ruisseau a été remonté sur 40 mètres dans une petite galerie très boueuse qui est orientée plein Est (vers les dolines et avens de La Ouarde).

corrosion 2

Corrosions

Nous revenons dans la galerie principale qui prend une direction plein Nord qu’elle ne quittera plus jusqu’à la fin de l’exploration. Son profil est magnifique, il forme un « 8 » parfait avec la jonction de deux galeries superposées de 1.50m de diamètre dont la séparation, quand elle existe encore, ne fait que quelques centimètres d’épaisseur.

Petit à petit, le plafond commence à s’abaisser, les parois se rapprochent et on progresse pendant une centaine de mètres dans un méandre de 1.80m de haut sur 0.80 de large.

Le plafond s’abaisse franchement et il faut à nouveau ramper dans le lit du ruisseau. Les 100 derniers mètres sont très exigus et nécessitent le passage de deux nouvelles voûtes mouillantes. La progression est arrêtée sur le conduit qui est partiellement encombré par les alluvions. Nous sommes à 920 mètres de l’entrée.

Le développement total de la cavité est de 992 mètres ce qui en fait la troisième plus longue grotte du département. Sa particularité est l’exceptionnelle longueur de la galerie où nous progressons debout : Près de 700 mètres ce qui est unique dans les cavités gersoises. Les formes de corrosion sont elles aussi remarquables mais le concrétionnement, bien que présent, est beaucoup moins important que dans les grottes du Sinaï et du Buguet.

VM1

      La Voûte mouillante n°2

Nous insistons sur le fait que cette grotte peut être dangereuse par la présence de nombreuses voûtes mouillantes qui peuvent se mettre en charge au premier gros orage venu. La grotte se transforme alors en piège et peut contraindre les éventuels explorateurs n’ayant pas surveillé les conditions météo à attendre la décrue dans un endroit à l’abri des crues.

photo la peyrade

Par Groupe Auscitain de Spéléologie - Publié dans : Spéléo
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Mercredi 3 septembre 2014 3 03 /09 /Sep /2014 22:35

Camp d’été Amalgame 2014

« Si tu trouves exactement ce que tu cherches, tu es peut-être en train de rêver »

 

Le camp 2014 avait été annoncé comme un grand cru, avec bien sûr un accès à la nouvelle rivière, c’était quasiment obligé…     … Point de rivière encore cette année, mais deux gouffres splendides :

  - La sima de la Niebla (C214) dont le fond (temporaire) vient buter sur un siphon ridiculement étroit à -420, soit 5 mètres en altitude sous le siphon des 3G de la rivière du Pourtet. Le siphon est contourné par une escalade de 25m donnant sur un P20 arrosé , arrêt sur « trou à rats » étroit et aquatique SOUS la grosse perte C248.  La suite est probablement plus haut à -312 mais il faudra élargir un méandre étroit orienté Sud-Ouest et précédant un nouvel écoulement.

La sima de los cairns (C243) qui, après une désobstruction dantesque, débouche sur deux très esthétiques et très vastes puits de 74 et 53 mètres, séparés par un trop court méandre similaire à ceux de la Sima Grande. Nous sommes ici à -180 à la base d’une énorme faille qui a pulvérisé toutes les parois. Celles-ci s’écroulent constamment, sans aucun contact tactile… Une lucarne au bas du puits absorbe tout le courant d’air et un gros ruisseau s’écoule au-delà. C’est par là qu’il faudra passer.

Ce camp a compté jusqu’à 19 personnes/jour et a réuni 25 amalgamés au total. Record de présence féminine cette année avec deux nouvelles « recrues » de choc et de charme : Charlotte du GSVO et Véro du GSHP. Etaient donc présentes : Aude, Brigitte, Charlotte, Christine et Véro. Pour le plus grand plaisir des amalgamés mâles.

synthèse 2014 3G

Il ne s’est pas passé un seul jour sans qu’une équipe soit sous terre et les résultats ne se sont pas fait attendre.

Résumé jour par jour :

Jeudi 31 Juillet :

Première traversée Sima Grande – Tête Sauvage par Alain et Thibault accompagnés pour l’occasion par deux « Crapouillaux » Brice et Vincent.                                                                                       

 Le but est de réaliser un reportage photo (Brice) et un autre vidéo (Alain) dans les beaux puits de la Sima Grande avant que la ligne des puits terminaux post « Nez pas laid » ne  soient  déséquipée.

Mission accomplie avec brio car les prises de vue sont superbes, y compris dans le Grand Canyon et dans la salle Susse que nous avons découvert sous un angle inédit. Le lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=lcj17DpSBXg&list=UUFEZJBu4AvsYe3IFNoF_xwQ                                                               

 Vendredi 1er Août :

Alain et Thibault aménagent le chalet car tout le rez de chaussée est encombré par les équipements de l’hiver .

Prêt d’un pick-up par l’EPSA et évacuation des matériaux vers la station avec l’aide de trois Ruthénois : Eric, Fredo et Serge.

Samedi 2 Août :

Arrivée des troupes. Rangement du matos spéléo, de désob, de la bouffe et des couchages. Mise à plat du planning d’exploration.

Dimanche 3 Août :

Affamés, nous plongeons tous sous terre :

Sima de la Niebla (C214) :

Serge Lataps et Régis tentent de franchir l’étroiture terminale de -235 et réussissent sans trop de problèmes. Au bout de 50m de méandre très sinueux et ponctuellement étroit Ils débouchent sur un ressaut de 4m précédant un puits beaucoup plus vaste d’une vingtaine de mètres.

Ils explorent également le réseau du gros puits débouchant dans la Sallerie à -200. Arrêt sur grand puits remontant à 50m de la salle. La galerie menant à ce puits est encombrée de gros dépôts de galets de près de 2m de haut.

C241 :

Alain G et Alain B, Mickey, Gilbert, Papou et Thibault attaquent la désob de ce trou souffleur mais finissent par renoncer car le chantier est trop important.

Mickey décide alors d’aller voir un trou repéré il y a deux ans et très proche de la sima de la Niebla : Le C243. La suite nous montrera que l’idée était judicieuse…

C243 :

Extraction (facile) de près de 2m3 de blocs sous un porche dans le pendage. Le courant d’air aspiré suit alors un méandre jusqu’à un petit puits.

Salle de la Verna :

Montée jusqu’à la vire du Menhir à +110  et examen de la formation géologique de cet étage par Bubu. (voir article)

Aude, Brigitte, Serge P, Le beau’f, Ricky et Marc accompagnent Bubu pour aller une dernière fois admirer les belles cristallisations de la salle des Immaculées Conceptions. Manu du GESA et un Italien se joindront à notre groupe.

Déséquipement total de l’escalade. Les aragonites peuvent à nouveau prospérer en paix.

Lundi  4 Août :

C214 (Sima de la Niebla) :

Pre  première équipe en pointe (Lataps, Régis et Thibault).  Descente des beaux grands puits et arrêt sur ressaut à environ -350.

D  deuxième équipe en désob à -245 (Papou, Kiki et Ricky). Aménagement des passages les plus étroits du méandre de 50mètres.

Tr  troisième équipe topo (Aude, Alain et Serge P). Topo jusqu’à -245 et du réseau remontant de la Sallerie : Développement à ce jour 520 mètres.

L’exploration à partir de -240 est compliquée car le méandre est enduit d’une couche plus ou moins épaisse de boue liquide et ce jusqu’à -400. On n’avait pas été habitués à ça dans les gouffres de la Pierre…

C243 (sima de los Cairns) :

Trémie croulante à l’entrée. Gros travail de mise en sécurité jusqu’au premier puits qui ne fait que 4m. Au bas de ce ressaut un nouveau cran est totalement obstrué 7m plus bas. Le méandre se poursuit et un gros écho se fait entendre au-delà d’un nouveau ressaut. (Bubu, Le beau’f, Christine, Didier, Ricky et Raymond).

Mardi 5 Août :

C214 :  Christine, Didier et Fointibule rééquipent quelques passages dans le méandre et s’arrêtent à -355.

C243 :  Poursuite de la désob, l’Echo est « Dantesque » ! (Véro,  Lataps, Bubu, Le beau’f, Raymond).

Mercredi 6 août :    

La « dream team » est reconstituée (Lataps, Régis et Thibault). Poursuite de l’explo dans de beaux puits actifs mais loin de l’eau. Passage d’une étroiture sélective et arrêt en haut d’un petit ressaut sur « plus de corde ». Le courant d’air est très violemment aspiré, un gros Echo se fait entendre et on frôle les -400 ! Les boules de ne pas pouvoir continuer !

C 243 : (Aude, Véro, Bubu, Le beau’f et Raymond).

Désob du méandre et arrêt sur un ressaut de 8m.

Jeudi 7 Août :

Prospection sur la zone des K : Pointages des K0, K00, K2, K3, K4, K5 et K6. Les K2, K4 et K6 sont d’énormes failles à 60° ébouleuses et encombrées de neige. Le K0 est un nouveau gouffre visiblement récemment ouvert. Il est sondé à environ -10 à -15m mais non descendu. Alain, Serge P, Didier, Ricky.

 C243 :

Bubu raconte : « Aujourd’hui il faut que ça passe et ça va passer ! Hier on était à la tête de puits qu’il fallait élargir. Quelques pailles plus tard, beaucoup plus tard d’ailleurs puisqu’il était 18h30, les copains m’équipent le puits et me laissent passer devant. Ce sera mon cadeau d’anniversaire : le puits des 55 chandelles. Je descends, la boule au ventre, dans le méandre qu’on devra encore un peu aménager. J’atterris 10m plus bas sur un palier de 1m50 sur 1m et là, devant moi, c’est ENORME !! Un puits de 10m X 15 et profond de …. Je ne sais pas mais profond ! Le caillou fait PSSSSSSSTTTTT, puis plus rien, puis badaboum suivi d’un autre boum. Véro, Le beau’f, Gilbert et Didier me rejoignent en me chantant joyeux anniversaire. C’est magique ! Tous les 5, nous nettoyons le palier, tous les cailloux balancés nous font hurler à chaque rebond dans un écho formidable. Allez, il est tard, on remonte, il faut aller raconter ça aux copains. »

C214 : (Régis et Thibault)

Mise au gabarit du méandre de -240 jusqu’à son débouché dans les vastes puits.

Equipe de pointe (Joël, Papou et Fointibule) :

Serge Foin (Fointibule) raconte : « Nous partons tous motivés par le récit de la veille. Joël est tout content de revêtir sa nouvelle combi jaune canari. Nous nous jetons vaillamment dans le gouffre, talonnés par nos collègues désobeurs . La descente se déroule tout à fait normalement, comme d’habitude ça frotte de partout et nous sommes rapidement enduits d’une couche de boue humide et gluante. L’enchainement des puits est agréable bien qu’exigüe par endroit. Le passage étroit est franchi avec force reptations et contorsions, les parois enduites de glaise liquide facilitent la progression, surtout vers le bas… Joël note régulièrement les altitudes tout au long de la progression. Dans le deuxième passage étroit, il y a un passage plat avec un bombé au milieu. C’est pas que ça soit difficile mais il faut quand même se mettre sur la tranche, à l’horizontale les mains dans la boue de la flaque d’avant, les bottes patinant sur le méandre lisse. Finalement, en expirant puissamment et en se visualisant suppositoire, ça passe très bien. Nous arrivons au terminus d’hier. Le sommet du puits est enduit de glaise et ça glisse à mort. Je dévie la corde pour éviter la cascade du ressaut arrosé et j’atterris au pieds du ressaut, s’il pleut en surface, ça va mouiller ici… Le méandre se poursuit, méchamment gras avec des plaquages de glaise importants sur les parois. Le méandre s’enfonce mais j’essaie de me tenir le plus loin possible de l’eau, on ne sait jamais… Un nouveau cran de descente de 5m et nous entendons un beau bruit de cascade (une de plus). Je progresse en hauteur sur environ 5m, franchis un passage étroit et débouche sur une magnifique vire perchée en haut du nouveau puits. Ici, l’ambiance a totalement changé : Calcaire gris beige, propre, avec quelques choux fleurs. Que du beau ! Le puits mesure 5m de diamètre. A sa base je suis éclaboussé par la cascade, c’est plat, très propre. 5m plus loin, c’est la surprise : Un siphon avec de la mousse en surface. Le courant d’air, qui a beaucoup perdu en intensité, est aspiré dans une fracture très étroite sur la droite du siphon. »           

Vendredi 8 Août :

C243 :

Bubu et Mickey aménagent l’accès au grand puits. Véro et Alain descendent en première le magnifique puits des 55 Chandelles Véro à l’équipement. Le puits, très vertical est volontairement fractionné pour en faciliter la remontée (pendule). A sa base, le courant d’air est aspiré dans un méandre étroit qu’il faudra élargir. Un gros écho est perçu au-delà.

Le récit de Véro :    

 « La veille, toute la journée passée à la désob du 243 j'entendais cet échos qui s'emparait de notre voix et nous faisait frissonner d'envie, d'inquiétude et de plaisir,  nous appelant comme un chant de sirène à venir vers lui.                                                                                                                            Je me suis endormie dans les lapiaz de la PSM et j'ai fait un rêve que je vais vous conter:

      " Mes pas suivent ceux d'Alain B, nous montons rejoindre Mickey et Bubu qui fignolent la désob de la veille. Arrivée au pied du 243 nous nous préparons, Alain et moi à descendre rejoindre les 2 autres.  J'ai un soleil  dans ma poitrine qui brille de mille feux, je suis gonflée à bloc : je vais faire ma  première dans un puits et quel puits!!!!!!!  . . Tout est ok, nous sommes 4 sur la plateforme de départ : Alain, Mickey, Bubu et moi. On jette un dernier caillou pour écouter religieusement le sifflement de la pierre pénétrant l'air à grande vitesse avant de toucher le sol. J’écoute  les conseils des uns et des autres,( excusez du peu)  je pose les amarrages; je pose mon descendeur; je respire l'écho et le souffle de cette bouche géante dans laquelle je vais plonger . C'est parti, plein vide, plein bonheur, p'tain que c'est bon, que c'est beau! Je laisse vivre mes émotions, tous mes sens sont en éveils, j'ai les yeux écarquillés comme une gamine ; en haut les copains découvrent en même temps que moi le puits qui apparaît à la lumière de ma frontale. J'ai stoppé ma descente, il faut que j’atteigne un palier et plein vide, pas top pour penduler; en haut ils donnent un peu de ballant et hop un petit coup de balançoire pour atteindre la plateforme: que du bonheur. Alain me rejoint, et c'est reparti ; Je suis grisée par la descente, c'est très beau, maintenant ma frontale éclaire le fond, tout le monde peut en profiter depuis le haut du puits. Je décroche mon descendeur pour lancer un "libre" qui sort du fond de ma gorge. Je me retrouve seule tout en bas de cet énorme gouffre, (une 100aine de m) c'est magique, l'émotion est à son paroxysme ......." 

Je sursaute et me réveille en plein rêve, surement une trop forte émotion et là oh surprise je réalise que je suis au fond d'un puits, le même que celui de mon rêve !!!!!   La réalité m'aurait-elle rattrapée ? J’ai dû rêver trop fort ?  

C'est ainsi que se termine mon histoire ....ou bien qu'elle commence : la descente de mon premier puits "vierge». 

Dans le cas où je n’aurais pas rêvé, je tiens à dire un grand merci à tous les protagonistes de cette aventure magique.........J'adore les contes de fées!  

K6 : Le gouffre est toujours bouché par la neige mais sa profondeur est passée de -30 à -45m.

Samedi 9 Août :

AG de l’ARSIP à Arette.

Les djeuns vont à la fête à Féas et rentrent vers 5h00 dans un état……. No comment…

Dimanche 10 Août :

C214 :

Serge P et Alain topotent jusqu’à -340 jusqu’à un point où le gouffre se divise en deux. Dans l’axe du méandre principal le méandre devra être élargi. Il précède un nouveau ruisseau que l’on entend couler en cascades. Une bonne partie du courant d’air y est aspirée. 

Trou du vent d’Arphidia :

Toujours aussi glacial  ce trou sur la salle géante de la Verna! Désob sur 1m de plus. Il faudra être 8 ou 10 pour les prochaines séances et pour extraire les cailloux.

Lundi 11 Août :

C214 :

L’équipe de pointe (Thibault et Lataps) équipent une escalade au-dessus du siphon. 25m plus haut dans une large fracture, un nouveau cran de descente arrosé de 20m est découvert, il est prolongé par un méandre très étroit et peu engageant. Arrêt sur trop étroit, le courant d’air a perdu 50% de son intensité. Dans l’axe de l’escalade , une lucarne a été repérée, elle devra être atteinte en artif.                                                                                                                     Papou et Alain G suivent en topotant. Le report donnera une profondeur de -420m au niveau du siphon mousseux. Le gouffre a alors un développement de 900m topographié pour 970m estimé.

C243 :

Désobstruction du méandre à -90. Le beau’f, Gilbert, Maxou, Charlotte et Kiki.

Mardi 12 Août :

C243 :

Le beau’f, Papou, Gilbert, Christine, Didier passent le méandre et attaquent l’explo, vite rejoints par l’équipe topo et vidéo (Alain, Mickey et Serge P). Après un premier petit puits, on débouche sur un splendide méandre à banquettes aussi esthétique que ceux de la Sima Grande. Arrêt en haut d’un très vaste puits résonnant.

Mercredi 13 :

C243 :

Aude, Alain et Thibault équipent le nouveau grand puits. Le fond est très vaste et entièrement broyé suite à la rencontre avec une énorme faille à mi-puits. La suite est découverte à travers les blocs sur un coté de la base du gros puits. Une lucarne en hauteur semble montrer la suite.

C226 :

Déséquipement (snif) de la magnifique ligne de puits partant de -220 au « nez pas laid » à -370 dans le gros vide.

Charlotte, Didier, Alain G, Maxime. Paul, Marc et Laurent (GSVO) jusqu’à -220.

Jeudi 14 :

C243 :

Topo par Mickey et Gilbert . -180 pour 287m de développement. Le gros puits mesure 53mètres.

Explo de la lucarne par Véro et Kiki : Accès à un ruisseau 3 fois plus important qui s’écoule dans un passage à élargir. Désobstruction délicate au-dessus pour accéder à un gros élargissement.

Vendredi 15 :

C243 :

 Véro escalade au-dessus du P53 dans le prolongement du gros méandre. Le méandre se pince une dizaine de mètres plus loin et débouche sur un beau puits remontant. 

C214 :

Escalade au- dessus des remplissages dans la Sallerie. Décollement en plafond obstrué mais très concrétionné (une mini Verna avec sa vire de +110). Régis, Maxou et Thibault.

Samedi 16 :

C243 :

Visite touristique pour Brigitte, Maxou et Régis qui ne connaissent pas le gouffre. Brigitte remonte sans son pantin laissé en surface…

On lave, on plie , on va manger au Teïde, on pleure un peu et on se dit à la prochaine…

synthèse K7-243-214 A4

             Observations d'un ancien géologue dans la paroi de la Verna.

Dimanche  2 aout 2014. 

 Une erreur d'itinéraire nous emmène tout d'abord au niveau du "Petit  Darrer" puis au porche colmaté du Saint Chinian. Leur formation doit  être identique à "la petite Vérole" : des pertes de la rivière qui  cherche son chemin dans le calcaire Dévonien (400 millions d'années).

 Redescente et départ de la grande escalade. Sur 90 mètres d'épaisseur  se développe le beau calcaire noir primaire strié de calcite par endroit. Puis, la paroi s'infléchit, le sol devient gadouilleux à souhait et ça  parpine à tout va. Il est évident que nous sommes là en présence de la  discordance entre le calcaire primaire (dévonien) et le calcaire des canyons (cénomanien (100 millions d'années) à campanien (80 millions  d'années).

 Petit rappel pour les non- initiés:  l'épaisse série calcaire appelée  Calcaire des Canyons, d'environ 400 mètres d'épaisseur, d'âge  secondaire et qui enveloppe la Zone Axiale Pyrénéenne entre le Col de  la Pierre Saint Martin à l'ouest et Gourette à l'est, repose  directement sur le socle paléozoïque (ou primaire). Après l'orogénèse  (formation de montagnes) Hercynienne du Carbonifère supérieur (300  millions d'années) , ce domaine est resté exondé (donc pas de  sédimentation marine) jusqu'au moment de la transgression Cénomanienne  (remontée du niveau de la mer et donc reprise de la sédimentation).  Cette zone est marquée dans les grandes salles de la PSM par une fine  couche de calcaire à grains de quartz: "la plage Cénomanienne" (ainsi appelée par Robert Bourrouilh).

 Je n'ai pas vu cette couche caractéristique dans la paroi, la zone  étant très boueuse. D'ailleurs, pourquoi toute cette boue ? Ne serait  ce pas des restes de l'ensemble principal ? C'est à dire l'épais  remplissage détritique que l'on trouve en arrivant dans l'Aranzadi ?

 Je n'ai pas vu un seul galet dans le coin ! Mais cette pâte  blanche visqueuse de laquelle on s'enduit y ressemble bien! Il est vrai aussi que l'on peut guère observer plus loin que là où la corde nous mène !

 Ensuite, la différence de dureté des 2 roches en présence a créé toute  une série de vires, plus ou moins larges, où il est très  impressionnant de circuler, surtout lorsque la salle est éclairée ! Mais quel spectacle !

 En continuant à monter, on rencontre 2 petites arrivées (ce sont  incontestablement des amonts) qui doivent être des pertes sous  glaciaires du vallon d'Arphidia. Ces pertes ont certainement entraîné  avec elles des sédiments glaciaires (la boue blanchâtre ?). Il parait  qu'il y a une série varvée dans le coin qui l'attesterait...je ne l'ai pas vue, désolé ! 

 Revenons à la "Salle des Immaculées Conception". L'accès se fait par  ce qui semble bien être une petite circulation d'eau fossile au niveau  du contact mais très rapidement, on progresse au niveau de blocs  décollés et de strates évidées entre les blocs. C'est à cet endroit  que s'est développé un concrétionnement assez extraordinaire, surtout  à la PSM. Mais pour moi, ce n'est pas une "salle", juste un  décollement entre blocs. Au fond, cependant, il y a une petite  circulation avec un tout petit peu de courant d'air. 

 Voilà, beaucoup d'hypothèses, aucune affirmation... la recherche de  son trajet par la rivière Saint Vincent semble quand même un peu plus  compliquée que ce que je pensais jusqu'à présent. Avant de couler dans  l'Aranzadi,  et avant d'être capturée par l'effondrement de la Verna  il y a 200 000 ans... d'où tous ces semblants de départ qui nous ont  fait espérer trouver un autre aval fossile... 

 Enfin, au risque de me faire lyncher par Richard Maire et Yves Quinif,  je vais oser proposer autre chose....

 Et si la rivière Saint Vincent avait toujours coulé dans la salle de  la Verna en formation profitant du socle imperméable de grès et de  schiste de faciès Culm (350 millions d'années) jusqu'à trouver du  calcaire primaire pour continuer son creusement dans Arphidia... Et si  la Galerie Aranzadi était le fossile d'une autre rivière ? Celle qui  serait issue des sous écoulement glaciaire du ravin d'Arphidia  emmenant les sédiments glaciaires, galets roulés, varves, ...)?

 Aranzadi serait alors le collecteur de toutes les arrivées d'eau des  différents porches connus, des amonts même impénétrables ou bouchés  par les sédiments comme la grande escalade de 2011 au- dessus du porche atteint par Radeuil ? 

 Bref, il va falloir trouver un thésard pour élucider tout ça ! 

 Bubu

C 214 243 coupe A4

 

 

 

Par Groupe Auscitain de Spéléologie - Publié dans : Spéléo
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Dimanche 31 août 2014 7 31 /08 /Août /2014 23:22

Ou plutôt retour à LA source, celle de La Peyrade sur la commune de Courrensan (32) où il avait fait ses premières armes et réalisé une belle première en compagnie de Marc. Ils avaient alors progressé sur une centaine de mètres jusqu’à un siphon qui les avait bloqués.

Les résurgences étant en étiage  maximum je tente de persuader (sans aucun mal) Maxou et Thibault de reprendre l’explo de cette belle source, le siphon est peut-être désamorcé, on ne sait jamais…

Avant l’explo nous nous rendons à Bazian pour topographier la doline perte géante découverte il y a 15 jours (voir article précédant). C’est un véritable monstre pour le département avec des dimensions de 70 sur 40m !!! Par contre le fond est malheureusement encombré de debris végétaux de grande taille et de beaucoup de terre. L’accès futur à un réseau souterrain semble difficile voire impossible sans très gros moyens de désobstruction.

perte de Tudelle

Plus tard alors que je rends visite aux trois grandes dolines gouffres du Barradet situées sur l’hypothétique tracé de la rivière de La Peyrade, les deux têtards gascons s’engouffrent (on dit pas s’engrottent…) dans l’exsurgence…

… Je ne les reverrai que 4 heures plus tard !

P8310001

Alors que je commence à être plus qu’inquiet , je les entends non loin de l’entrée.

A peine sortis, je comprends à leurs mines réjouies qu’il s’est « passé quelque-chose ».

Maxou : «  On a passé le siphon qui nous avait arrêtés avec Marc, ce n’est plus qu’une voûte rasante. 50 mètres plus loin on se relève dans une très belle galerie. »

P8310004

Thibault : « Put… c’est encore plus beau que le Buguet ! »

Maxou : « On a emprunté cette galerie sur plus de 700 m, quel pied !!! »

Thibault : « Et plus on avançait, plus c’était beau ! »

Maxou : «  En plus y a des cheminées partout, on voit des grosses racines par endroit, la surface ne doit pas être loin. »

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Thibault : » Y a plein d’affluents aussi, put…, ça va développer tout ça ! »

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Maxou : «  Après c’est moins drôle, il faut ramper à nouveau dans une belle conduite ovale sur près de 200m. »

Thibault : «  Y a plein de remplissages argileux, la suite va être problématique. En plus on dirait que l’eau se trouble, ça sent le siphon… »

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Le fond actuel

Les deux tritons ont amené avec eux une corde de 9m de long. Je leur avais demandé de mesurer la cavité avec celle-ci.

 

Ils se sont exécuté les bougres !!! Et ils ont mesuré 116 longueurs ! Soit 1044 mètres ! Plus les affluents, escalades et cheminées… Je sens que cette cavité va prendre la deuxième place en développement. Pauvre Sinaî, leader incontesté pendant plus de 40ans…

L'incroyable s'est produit ! En seulement quelques mois, deux grottes majeures ont été explorées en seulement trois raids ! Elles sont en plus les plus esthétiques de toutes les cavités gersoises...

Bon, je sens que je vais pouvoir faire chauffer le reflex... Et le distoX...

Elle est quand mêmebelle la vie !!!

Par Groupe Auscitain de Spéléologie - Publié dans : Spéléo
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Jeudi 28 août 2014 4 28 /08 /Août /2014 18:29

Jeudi 28 Août 2014.

Suite aux indications d'un "indigène" et pendant que nous faisions "les beaux" à la PSM, l'incontournable Gérard est allé visiter les bois autour de Bazian. Il nous en a ramené d'époustouflantes découvertes !

Capture

1 perte n°1 de Tudelle

2 perte géante de Tudelle

3 résurgence de Tonnerre

4 perte (décharge) en relation probable avec la résurgence

Nous commençons par une première perte dans un petit bois près du village de Tudelle.

La doline perte fait environ 5m de profondeur et le ruisseau -aujourd'hui à sec - entre sous terre par un orifice en pleine roche à moitié obstrué par des branches. Les abords sont propres ce qui laisse à penser que les eaux doivent s'infiltrer facilement. A voir sérieusement.

Nous allons voir ensuite une perte "surprenante" selon Gérard, située directement dans un tout petit bois sous le cimetière de Tudelle.

Le bois mesure environ 100m de long sur 30 de large. Bof...

Mais une fois passée l'orée du bois, alors là oui c'est surprenant ! La doline perte est gigantesque et prend toute l'étendue du bois ! Elle collecte deux gros ruisseaux (aujourd'hui à sec) et à son point d'absorbtion, on est déjà à plus de 12 mètres plus bas que le haut de la doline.

doline-de-Tudelle.jpg

La doline géante de Tudelle

C'est sans conteste possible la plus grande dépression du département! Ce karst de Bazian n'a pas fini de nous étonner!

Nous allons ensuite voir la doline qui sert de décharge et qui est située très près (120m) de la résurgence de Tonnerre.

Gérard joue au sanglier et, sans pouvoir accèder au fond de la doline, il découvre le même style de verre que celui découvert à 10m à l'intérieur de la résurgence. Il doit y avoir une cavité peut être pénétrable (au moins pour les verres) au fond de la doline. A voir avec des outils de nettoyage appropriés...

Nous finissons la journée en rendant visite aux grandes dolines d'Aspirail à quelques kilomètres de là. Les cavités jadis explorées semblent colmatées par les alluvions.


Par Groupe Auscitain de Spéléologie - Publié dans : Spéléo
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