Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 14:15

Ca commence avec une séance désob au dessus des siphons séparant la perte de La Bourdette et la résurgence de Buguet. Une jonction très claire au son est établie au fond de la doline la plus à l'Ouest, plus qu'un mètre maxi et on passe. A nous la plus grande traversée gersoise très bientôt...

C'est alors que Gégé , l'auto proclamé "géologue Bazianesque" nous annonce : " Puisque ça c'est fait, je vous en connait une autre pas loin d'ici (!!!)

Il nous amène alors à moins de deux kilomètres de là, dans un espèce de renfoncement boisé rempli de ronces où même les sangliers renoncent à aller.

Thibault et moi sommes plus que méfiants, dans quelle galère nous a t il encore amenés???

C'est alors que nous apercevons le sanglier de Barran en contre bas de nous, la moustache plus en bataille que jamais et les pieds dans un petit ruisseau...

"Alors qu'est ce que je vous avait dis ?" Nous lance t il, fier comme d'Artagnan. 

En effet, la grotte est là ! Et le ruisseau est même plus important qu'au Buguet ! Il coule sur un lit de fins graviers et sourd d'un beau porche bas.

Impossible de supposer l'existence d'une cavité à cet endroit. Le moutachu finira par nous avouer que c'est le paysan du coin qui lui a enseigné la situation de cette grotte.

Thibault n'a qu'un casque de canyon, une tikka et un short... Ca fait rien, il est déjà dans le trou !

C'est pas large ! On l'entend souffler, de plus en plus loin, ça à l'air de continuer...

Il s'arrètera à vingt mètres de l'entrée, en short c'est pas terrible car la galerie forme un laminoir de 1.50m de large où il faut ramper. Il a une vision sur au moins 10mètres de plus et c'est toujours pénétrable. A revoir très bientôt donc mais avec des genouillères ce coup-ci !

Cette exsurgence est sûrement alimentée par les pertes et dolines situées dans le bois de "pigeon blanc" 400m au Nord Est de la maison de La Bourdette.

Mais Gégé n'en a pas fini !!! 

"Puique vous avez bien travaillé, demain je vous emmène à une nouvelle cavité : Le Picharrot n°2"

Le lendemain nous revoilà devant une nouvelle grotte, inconnue jusqu'alors !!!

Un petit ruisseau sourd d'un beau porche bas au pieds d'une petite falaise et se jette dans un petit lac artificiel; L'endroit est buccolique.

Cette fois ci Thibault a amené son matos complet. Il buttera sur un gros gour faisant barrage à 10mètres de l'entrée. Il faudra le casser car la galerie se poursuit au delà sur au moins vingt mètres jusqu'à un coude à gauche. En plus le plafond a l'air de se relever...

picharot 2 3

picharot 2 2

L'exsurgence du Picharrot n°2

Donc un bilan plus que positif avec ces deux cavités inédites qui promettent de belles premières.

Nous allons ensuite repérer l'abri et la grotte de Mestaudets, à quelques kilomètres de là.

abri de Bernet

grotte de mestaudets

L'abri et la grotte de Mestaudets

Du coup le futur bouquin "Spéléologie en Gascogne" ne cesse de grossir, on en est à 197 pages avec 113 cavités répertoriées.

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Mercredi 2 juillet 2014 3 02 /07 /Juil /2014 18:18

Mardi 1er juillet c'est les vacances pour nos jeunes spéléos Quentin et Dimitri. Marc les emmène pour la journée en prospection du côté de Gimont, à St Germier chez le père de Quentin. Celui-ci nous avait indiqué quelques trous lors d'une précédente visite, il fallait y revenir pour en dégager les entrées et voir ce que ça pouvait donner. Après un rapide état des lieux, nous nous attaquons à une large doline encombrée de branchages que nous extrayons par le haut. Dimitri et quentin ne ménageant pas leur peine, nous arrivons au fond pour apercevoir un trou de 50cm de diamètre sur 30 cm de haut laissant apparaitre un lit de gravier où doit circuler épisodiquement une veine d'eau qui draine la boue et affaisse la doline. Aucune galerie explorable de ce côté là.

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Ensuite, Quentin nous amène à proximité voir la perte qui avait été remarquée lors de la dernière visite en avril. Là encore, désobstruction de branchage pour laisser apparaître un bassin d'une profondeur de 1m qui siphonne très rapidement, à 3m du porche d'entrée. Il est à supposer que la galerie soit noyée jusqu'à sa sortie supposée, 500m à l'est, au pied d'une paroi rocheuse sous forme de résurgence vauclusienne.

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Après un casse-croûte bien mérité, et l'après-midi étant à peine entammée, nous décidons de poursuivre la prospection du côté de Bazian, à la perte de La Bourdette. La visite des lieux nous permet de mettre le nez sous terre et Marc dresse aux deux garçons un tableau des explorations en cours sur cette superbe galerie découverte récemment. Nous nous efforçons alors de creuser la doline pour essayer d'accéder au siphon. Au bout d'une heure le trou s'est approfondi mais l'orage menace et l'heure tourne. Nous abandonnons notre chantier, persuadé que la cavité souterraine n'est plus qu'à quelques centimètres. Ce sera pour la prochaine fois.

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Lundi 30 juin 2014 1 30 /06 /Juin /2014 08:27

Samedi 28 JUin. Départ à 7h30 dès l’arrivée d’Alain G dit « La Grésille ».

approche à 7h30

L’approche est toujours aussi belle et nous sommes à l’entrée 45 mns plus tard. La zone des pertes est encore sous un gros névé. Ca promet d’être assez humide d’autant plus que la perte supérieure (C249) absorbe un ruisseau de 7/8 litres par seconde…

zone des pertes

La zone des pertes sous la neige. La Niebla est en haut du névé à droite

perte sup 2

La perte supérieure (C249)

Très vite nous nous retrouvons en haut du P90. La bâche n’a pas bougé et remplit toujours son rôle de déviateur pour le ruisselet. Nous laissons la nouvelle bâche que nous avions préparé la veille en haut du puits.

P90 2

Dans le P90. Incroyables canelures...

P90 4

L'avant dernière goulotte.

La corde est réinstallée et vers 9h30 nous sommes à la base des puits. Le puits parrallèle à -160 retombe bien dans la galerie des glaces mais comme c’est plus étroit nous laissons tomber l’option ré-équipement. On placera plutôt une nouvelle bâche en haut du dernier cran arrosé.

nid 1

Les futurs chocards 2014 dans le P40

Dans la galerie nous vérifions les visées qui nous semblaient bizarres et nous constatons qu’il y a bien eu une erreur d’azimut sur 3 visées : la galerie est bien rectiligne jusqu’à la « Sallerie ».

Dans celle-ci nous constatons que le plus gros débit vient du grands puits remontant.

Ajouté à celui de notre petit ruisseau, on arrive à environ 10/15 litre/seconde. Et tout ça se jette dans le méandre que nous projetons d’explorer. Ambiance canyon assurée !!!

Et c’est parti pour la première ENFIN !!!

ressaut

Au bas du premier ressaut le ruisseau emprunte le méandre assez étroit. Nous décidons de monter vers un gros vide sur la droite.

fossile2

Le "fossile" (pas le spéléo le conduit !!!)

6m plus haut nous découvrons un nouveau méandre fossile avec beaucoup de courant d’air mais qui devient étroit au bout de 20m environ.

Retour vers le méandre actif où Boubou est déjà en train d’équiper un nouveau ressaut de 6m.

ressaut 3 2

A sa base de 3m de diamètre le ruisseau - plus bruyant qu’un troupeau d’espagnols - dégringole de petits crans de descente en re-devenant étroit.

ressaut 3

Au-dessus nous remarquons une arrivée de méandre, sûrement celui de l’escalade du début…

Le ruisseau emprunte une partie rectiligne et assez étroite et visible sur une dizaine de mètres et orientée plein Nord. Le courant d’air y est très violemment aspiré.

C 214 2013 coupe copie

Nous décidons d’arrêter en ce point car les orages sont prévus pour la fin d’après midi.

Régis propose de tenter de forcer le passage étroit pour aller voir si ce passage n’est que ponctuel et la désob facile. Ca sera pour la prochaine fois avec un peu moins d’eau et une météo plus sereine…

ressaut 1

ressaut 1 2

Remontée pépère et arrivée au chalet en même temps que les premières gouttes de pluie.

Capture

Le lendemain direction Ste Engrâce et la Verna pour en finir avec la dernière escalade de la zone du « Menhir ».

 

Bon, et bien c’est bien terminé ! Il ne reste plus qu’à déséquiper dès que les scientifiques seront aller examiner cette incroyable zone…

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Jeudi 26 juin 2014 4 26 /06 /Juin /2014 08:20

Thibault et Marc entrent dans la résurgence à 9h45, conscients que la journée ne va pas être rose ! Ils vont en effet topographier la dernière partie du ruisseau souterrain, un infâme laminoir de plus de 300 mètres de long menant au siphon terminal.

Ils amènent un ARVA qui sera positionné en position « émission » en haut de la cheminée remontante à proximité immédiate du siphon terminal. Les essais se feront à heure fixe à 14h00 et 15h00.

Pendant ce temps, Alain est à la perte de La Bourdette. Il entame la désobstruction de la doline la plus Orientale qui se trouve au-dessus du siphon.

Plus de 1m3 de blocs sont déplacés, la barre à mine s’enfonce facilement dans la terre et semble déboucher dans le vide. C’est gagné, mais l’ouverture de cette troisième entrée sera pour la prochaine fois. Elle permettra, soit de shunter le siphon terminal de la perte, soit de le vider afin de jonctionner avec l’aval qui, on va le voir, est très proche.

14h00 : Alain allume le 2ème ARVA en position recherche et attaque la prospection du côté de l’ancien gouffre rebouché 80m au Nord de la perte : Aucun signal. Il poursuit alors ses recherches en direction de la doline et à 50m de celle-ci, l’ARVA commence à clignoter et les Bips se font de plus en plus sonores. A 20m le voyant est au rouge et en changeant de mode (à 35m) le point précis est facilement déterminé. Il est 14h15 et mes deux compères sont juste en dessous de moi, 8 mètres plus bas. Le point est matérialisé, il est en plein champ et à seulement 12m de la doline qu’Alain a commencé à désobstruer !!!

Résurgence de Buguet-copie-1

A 15h00, deuxième contrôle ARVA qui confirme la position. A 15h10, plus de signal : Marc et Thibault ont entamé le long retour vers la sortie, heureusement qu’ils ne savent pas encore qu’ils ne sont qu’à 20m de l’entrée de la perte de La Bourdette alors qu’ils devront se taper 1300m jusqu’à la résurgence !

Résurgence de Buguet synthèse

A 17h45 nous nous retrouvons à la sortie et dégustons une bonne bière bien méritée !

Les chiffres de la topo sont immédiatement entrés dans le logiciel et le résultat tombe : pour la résurgence 1435m de développement pour un dénivelé de 28 mètres. Cette cavité devient la plus importante du département du Gers devant la grotte de Sinaï et ses 1100 mètres.

 coupe avec profil de surface

Reste à jonctionner avec la perte de La Bourdette qui ajouterait 50m au développement et qui surtout, permettrait une traversée hors du commun de près de 1500 mètres.

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Lundi 23 juin 2014 1 23 /06 /Juin /2014 09:08

Samedi 7 juin : 

En voiture Simone pour partir de chez Betty et Alain à 7h du mat avec Thibault, Camille et Max. nous retiendrons cette ponctualité de départ et en avant pour prendre la route !

On s’arrêtera premièrement à Ovieto pour faire une via ferrata afin de se dégourdir les pattes et ainsi effectuer une petite mise en jambe pour la semaine qui s’annonce sportive.

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Ravitaillement oblige, on s’arrête à Barbastro remplir les caddies et dévaliser les rayons fruits et légumes, euh… plutôt bières car il fait chaud en Espagne !!

En arrivant sur rodellar on prend place dans la maisonnette du camping « EL Puente » qu’on gardera 2 nuit puisque les bungalows etaient tous occupé en raison du week-end de pentecote. Régis et Carine arrivent plus tard très attendus de leurs collègues canyonneurs. On a vite pris nos repères dans les lieux en s’étalant sur la murette pour profiter un maximum du magnifique cadre qui nous entoure.

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 Dimanche 8 juin : 

Dring dring !! Réveil 5h et 6h du mat’ tout le monde en marche pour prendre le canyon de « Las Cochas » en cherchant le chemin vers un fameux plateau herbeux et un muret, le chemin n’étant pas très clair ne nous a pas empêché à attaquer le canyon un peu sec qui nous permet de rejoindre « El Mascun » avec un dernier rappel de 70m dont 40 plein pot.  Pour une expédition d’une durée totale de 13h45. Comment vous dire qu’on était tous un peu fatigués après cette magnifique journée. Retour par la via feratta…

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Lundi 9 juin : 

Déménagement et mise en place dans le bungalow le matin

Escalade l’aprem

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Mardi 10 juin : 

Formiga + gorgonchon

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Mercredi 11 juin : 

Obscuros de balces

Arrivé de Marc et sabine

Jeudi 12 juin : 

Gorgas Negras

Vendredi 13 Juin :

Ce jour- là c’est le départ de Thibault betty alain regis et carine nous sommes donc plus que quatre.

Apres une petite partie de pétanque nous partons visiter une belle ville médiévale d’Alquezar qui est proche du Rio Véro, une rivière ou des canyons sont à faire.

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Samedi 14 juin : 

Peonera

Dimanche 15 Juin : 

Dernier jour et grand rangement pour le retour au pays du canard ! N’étant pas pressé de partir marc nous a conduit sur un petit itinéraire afin de passer par des routes avec de superbes paysages pour profiter jusqu’au dernier moment de ce dépaysement. Un petit casse-croute et c’est le retour en France !

 

 

 

Par Groupe Auscitain de Spéléologie - Publié dans : Canyons
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