Dimanche 30 mars 2014 7 30 /03 /Mars /2014 21:53

Nous revoilà à la perte de La bourdette pour en découdre et effectuer la jonction tant attendue avec le point extrème atteint dans la résurgence de Buguet.

Marc essaie de passer le méandre étroit semblant shunter le siphon mais celui ci est beaucoup trop étroit, il redescent vers le siphon alors qu'une autre branche part sur la gauche en remontant.

Le niveau d'eau a considérablement baissé et la voûte observée par Alain est à présent à 20cms de l'eau. Marc progresse de 2m de plus jusqu'a une "cloche' de 1m de diamêtre où arrive en plafond une branche du méandre étroit précité.

P3300017

Maxou près du siphon terminal, l'ancien niveau d'eau est au dessus de son casque.

Audelà le siphon plonge en pente douce sur 4 à 5m, point atteint par Marc qui avait amené ses lunettes de plongée , très utiles avec cette super visibilité de +- 2 cms !

Pendant ce temps, Maxou et Joêl ont attaqué la cheminée sous le doline Est. Ils découvrent une galerie en partie obstruée qui se dirige vers le siphon. Ils attaquent la désob mais après s'être pris un ou deux blocs sur la g..., ils abandonnent en jurant d'y revenir avec des outils plus adaptés

Plus haut Alain a attaqué la désob de la résurgence dans la doline qui crache toujours ses 3/4 l/s. La voûte de la galerie est visible mais il faudra creuser sur 20 à 30 cms pour espérer passer... A suivre.

Le fait de constater que le niveau du siphon a baissé à ce point nous donne quand même quelques espoirs et il faudra revenir en plein étiage.

perte de Labourdette

Projet pour très bientôt : Entrer par la résurgence en réalisant la topo précise, attaquer la désob de la trémie arrosée terminale et filmer cette belle première.

A très bientôt

Par Groupe Auscitain de Spéléologie - Publié dans : Spéléo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 23 mars 2014 7 23 /03 /Mars /2014 21:43

Première époustouflante à la résurgence de Buguet !

IMGP0673

La résurgence de Buguet le 23/03/2014

Après le passage d’une voûte rasante à 15m de l’entrée, on progresse dans une belle galerie tantôt en laminoir tantôt à la faveur d’une diaclase sur plus d’un kilomètre !!! la progression se fait comme au Sinaï tantôt à 4 pattes (le plus souvent), en rampant ou même debout. Ces galeries sont ponctuellement très concrétionnées avec un concrétionnement similaire à celui Sinaï. (grosses colonnes, multitude de petites stalagtites, méduses (!!!), grands gours etc...

IMGP0672

Dans la perte avant la voûte rasante

Arrêt sur cascade de 2m50 filtrant à travers une trémie concrétionnée. Des bouts de bois sont coincés en hauteur dans cette trémie, la perte de La Bourdette doit être très proche. Les deux cavités sont distantes de 860m en ligne droite donc un développement supérieur au kilomètre est plausible car les galeries sont très sinueuses…

IMGP0651

IMGP0654

Coloration à la perte de La Bourdette

Je me suis arrêté dans la perte de La Bourdette sur un siphon (courte voûte mouillante) à 20m de l’entrée environ. Un méandre étroit rive gauche semble contourner l’obstacle.

perte de Labourdettes

A suivre très bientôt. La perte a été colorée mais nous n’avions pas de traceur donc pas (encore) de certitude. La future topo va confirmer plus facilement.

Il s’agit d’un énorme coup de chance car plusieurs effondrements de la voûte nous ont toujours laissé le passage (mais d’autres entrées possibles se dessinent), la progression est pénible mais jamais extrème (comme les voûtes mouillantes des cavités de Courensan par ex).

Ce jour le débit du ruisseau était de 3 à 5 litres par seconde, on ne  quitte pratiquement jamais son lit.

IMGP0679

Les deux heureux explorateurs sortent après 3h30 d'explo

La traversée perte de La Bourdette – Résurgence de Buguet est en passe de devenir la plus longue cavité du Gers et sans conteste une des plus belles !

 

Pour une fois le rève était conforme à la réalité. Un grand bravo à nos deux grenouilles Maxou et Marco.

 

 

Par Groupe Auscitain de Spéléologie - Publié dans : Spéléo
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 10 mars 2014 1 10 /03 /Mars /2014 14:51

Une fois de plus, Amalgame est hyper présent ce WE du 8/9 Mars afin de poursuivre l’explo de la paroi Ouest de la Verna : Pas moins de 16 spéléos au départ à la cabane Dominique Prébende ! Sans compter deux Amalgamés de plus du GSHP qui vont faire visiter la belle galerie Aranzadi à ceux de leur Club qui ne la connaissent pas encore. Laurence, Guena et Maxou (du GAS) se joindront à eux pour l’occasion (Voir Blog des Tachous).

haut esc

Le haut de l'escalade à +87

vire 2

La vire vers le porche du menhir

Ca démarre par l’équipe « grimpeurs » Thibault, Régis et moi qui partent avec 30 minutes d’avance pour parfaire l’équipement de la voie de montée et la mise en place de la vire vers le porche du Menhir.

menhir

Le menhir

Le porche où se trouve le fameux menhir (le bien nommé  et de dix mètres de haut) est énorme : Il entre de près de 40 mètres  dans la paroi de la Verna !

Le sol est constellé de « choux fleurs » bizarres et sur un côté se trouve un petit actif issu d’un puits remontant et qui se perd très vite dans une fissure impénétrable.

Tout un réseau de conduits dont certains sont très concrétionnés (cristaux d’aragonite) tortillent sous un gros chaos de blocs en se dirigeant vers Aranzadi. Des traces d'écoulements fossiles sont très visibles.

slal incl 2

Les fistuleuse "horizontales" sous les blocs du grand porche

arag 1

Cristaux à gogo

Au bout de ces conduits on arrive à l’ancienne voie de descente de  nos prédécesseurs des années 80. La vire d’accès au grand rappel est encore équipée. Au- dessus se trouve un autre porche colmaté non loin duquel avait été prélevée une stalagmite érodée datée à 225000ans (Richard MAIRE).

L’équipe topo nous rejoint bientôt (Mickey et Joël) et attaque les premières visées car ils ont décidé de topoter en descendant.

L’équipe explo (Serge, Romain et Jean-Marc) suit immédiatement et s’attaque à une escalade menant à une galerie perchée à 15m de haut près du Menhir.

Malheureusement Serge est victime d’une déchirure musculaire et décide sagement de redescendre doucement vers la sortie.

Jean-Marc est heureux car il découvre enfin le porche du menhir , Il était en effet membre de l’équipe qui avait attaqué l’escalade en 1984 .Il s’était arrêté quelques mètres en dessous du grand porche et n’était plus jamais revenu sur les lieux.

L’équipe « des grimpeurs » repart dans la direction opposée (à droite de la voie d’escalade) vers des ombres prometteuses repérées sur les belles photos de Philippe Ker2.

Une brève et facile escalade de 10m permet d’accèder à une vaste esplanade à +97 mètres au- dessus de la plage des galets.

De là un court rappel nous dépose à l’entrée d’une petite salle où arrive ce que nous estimons être une arrivée d’eau fossile. Le plafond est recouvert de fleurs d’aragonite et quelques grandes et fines fistuleuses décorent l’endroit. Malheureusement aucun départ évident n’est décelé….

fist 1

La salle des fistuleuses et à droite, l'arrivée d'eau fossile

Au-delà nous poursuivons une vire étroite et terreuse jusqu’à une deuxième vire beaucoup plus confortable et où on retrouve le schiste. Nous sommes à environ 60m de la plate- forme Ouest du circuit touristique et à plus de 80 mètres du point extrème atteint vers la galerie Aranzadi.

En revenant vers le haut de la voie de montée, Régis s’insinue dans une étroite galerie de section grossièrement carrée  tout en désobstruant avec  son piolet technique. Au bout de 5 à 6m de progression  il débouche dans une petite rotonde visiblement empruntée par une circulation d’eau dans des temps très anciens. Sur un coté, un boyau étroit se descend sur environ 4 mètres et débouche dans un endroit hallucinant de beauté !

immac 1

immac4

immac8

Vu les cris de joie qu’on perçoit à l’autre bout de l’étroiture, on est vite auprès de lui avec la gopro qui va fonctionner plein pot !!!

On est à l’entrée d’une salle basse de  1.20m de hauteur en moyenne, grossièrement ovale avec une longueur maximale de 25 mètres sur 20 de large.

Ca sera la salle « des immaculées conceptions ». Ici la nature a pêté les plombs ! Nous sommes obligés de casser les fistuleuses  pour nous frayer un passage ; Le plafond est tout blanc et dans le fond de la salle de gros bouquets d’aragonite nous font penser aux fameux « Lilas » de la grotte d’Esparros découverts par Casteret.

L’espace est vraiment constellé de fistuleuses qui viennent froler le sol très plat et calcifié lui aussi.

Nous resterons près d’une heure trente à filmer et à admirer ce fabuleuse spectacle ; Merci la vie ! Quelle belle première !

Malheureusement, pas de suite vraiment évidente malgré un léger courant d’air qui est issu d’un laminoir étroit dans le fond de la salle.

Nous rejoignions le reste de l’équipe à la cabane sur un petit nuage avec des images plein la tête .

La dernière équipe de désob à progressé sur 1,50 mètre de plus dans la galerie du « petit Darèr » face au courant d’air toujours présent mais les espoirs s’amenuisent doucement et on songe de plus en plus et ré-attaquer la désob du réseau 83 qui est beaucoup plus proche de la grotte d’Arphidia.

Les explos dans cette salle géante sont vraiment enthousiasmantes et on se prend à penser de plus en plus à de nouvelles théories concernant l’écoulement de la rivière Saint Vincent…

itinéraires escalade Verna.mars 2014 png

 

Le lendemain, nous allons reprendre contact avec le gros souffleur au dessus de l’escalade de 2009.

Nous progressons de 2 mètres de mieux face à un vent similaire à celui du tunnel EDF. Le conduit incliné jusqu’alors devient très vertical.  Il sera l’objet d’une visite beaucoup plus « musclée » très bientôt… Pour une jonction plus que probable avec le plafond de la Verna… Et peut-être plus, on peut (doit) rèver.

 

 

Par Groupe Auscitain de Spéléologie - Publié dans : Spéléo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 4 mars 2014 2 04 /03 /Mars /2014 09:42

On prend les mêmes (les deux vieux et moi, beaucoup plus jeune mais très respectueux vis-à-vis de l’âge avancé de mes deux compères) et on recommence. Mais cette fois ci, on prend un temps pourri. Mais vraiment très, très pourri !

Les objectifs : Aller voir les pertes connues du secteur (Ganillon, les deux pertes d’Aspirails) et rechercher un nouveau gouffre (de Touzan répertorié par les fichiers de la Préfecture) sur un bois haut perché au-dessus de la résurgence Vauclusienne de Pebuc.

Il tombe des trombes d’eau et la terre n’absorbe plus toute cette flotte. Qu’est-ce qu’on fout là ?!

Nous commençons par rechercher le gouffre de Touzan que nous trouvons sans problème car les coordonnées de la Préfecture sont OK. Il s’agit d’une hallucinante grosse doline où se jettent pas moins de quatre ruisseaux dont le débit total dépasse les 100 litres par seconde !

touzan 1

Vu le débit impressionnant, le fond de la doline forme un lac de quinze mètres de diamètre. A re-voir donc lors d’une période d’étiage.

perte de Touzan

Direction les deux pertes d’Aspirails (connues des spéléos gersois). Toutes les deux absorbent un ruisseau de 30 litres par seconde au fond de leurs larges dolines (20m de diamètre pour la plus grande et 10m pour la deuxième) et le fond de l’une et l’autre est occupé par un petit lac. Les deux cavités n’arrivent pas à évacuer le débit important des deux ruisseaux.

aspirail 1

La perte d'Aspirail n°2

Nous allons voir ensuite la perte de Ganillon où nous avions prévu une coloration. La fluo restera dans le sac à dos car arrivés à la doline, nous avons la surprise de voir un gros ruisseau de 40 litres secondes cascader sur les gradins rocheux de la doline habituellement secs et menant à la perte .

ganillon 3

Les gradins d'accès , secs d'habitude...

La résurgence au fond de la doline crache aussi plus de 20 litres secondes.

C’est donc 60 litres secondes qui sont absorbés sans problème par la cavité contrairement aux autres pertes précédemment citées. Ce qui promet une belle et peut-être vaste cavité au-delà du laminoir où nous nous étions arrêtés. Il ne semble y avoir aucun frein à l’écoulement du gros ruisseau…

ganillon 2

ganillon normal

La perte en crue et à l'étiage

Nous allons vite voir la résurgence de Buguet que nous supposons être l’exutoire des eaux de Ganillon : Le débit est strictement le même qu’à la perte ce qui semble conforter nos hypothèses. Par contre le débit est tel qu’il ne reste de 10cms entre l’eau et la voûte.

Buguet en crue

   La résurgence de Buguet qui siphonne presque

Il est 18 heures, on est trempés comme des soupes mais heureux. Vivement les beaux jours qu’on puisse revenir à Ganillon/Buguet et explorer peut-être une des plus vastes cavités du Département ….

Par Groupe Auscitain de Spéléologie - Publié dans : Spéléo
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 28 février 2014 5 28 /02 /Fév /2014 09:55

Ce jeudi, deux vieux Sexas (Gérard et Joël) et un très jeune Quinqua (Alain) partent à l'assaut des colines vallonées autour de Riguepeu, riches en cavités selon les locaux...

La première prospection dans un bois où s'ouvrirait une grotte "énorme" nous laisse sur notre faim. Point de grotte immense mais un beau petit ruisseau qui joue à cache-cache et se perdant et en résurgeant aussitôt. Bref rien d'interessant pour nous spéléologues.

Ensuite nous nous rendons à la perte de Gadillon (ex perte de St Yors) dont l'explo reste à poursuivre quand la météo sera plus clémente. En amont nous trouvons un petit gouffre de 3/4m de profondeur ouvert par les roues d'une moissoneuse.

Joël et Gérard découvrent la très belle entrée de la perte dont le ruisseau a un débit proche de 5l/s.

Nous allons ensuite voir une source indiquée par JP Cantet , possible cavité située à 800m de la perte et 25m plus bas.

Là surprise ! La cavité est bien là et le débit est similaire à celui de la perte de Gadillon. Ca serait rigolo si....

Pour Gérard, l'hydro-karsto-géolo- morpholo du groupe , la relation entre les deux cavités ne fait aucun doute ! J'aime un tel optimisme !

Il est décidé d'effectuer une coloration dès que possible.

exsurgence de Bugey

L'exsurgence de Buguet

Le ruisseau emprunte une belle galerie en "plein cintre" fait penser à un conduite forcée.  Encore une explo à faire , préparez vous les "tétards gascons" Maxime et Marc...

Direction le château de St Yors où une nouvelle source nous a été indiquée par les locaux.

Il s'agit d'une très belle exsurgence Vauclusienne qui crache un ruisseau supérieur à 5/6 l/s et dont le débit est pratiquement constant tout au long de l'année. Ici la première sera pour les plongeurs (Thibault ???).

exsurgence de St Yors

L'exsurgence de Pebuc, vauclusienne.

La nuit commence à tomber et nous rendons visite au une dernière source près du village de Riguepeu. Là encore le ruisseau "giscle" du sol par une nouvelle exsurgence Vauclusienne mais ici, la source est captée. Au-delà la vallée sèche se poursuit jusqu'à un superbe "bout du monde" où le calcaire est visible ponctuellement. Une grosse doline pointée sur la carte au 25000ème au dessus du bout du monde reste à visiter. Ca sera pour une autre fois car la nuit tombe vite et il est temps de rejoindre la voiture.

Une bien belle journée où la bonne humeur a prédominé. A renouveler !

Par Groupe Auscitain de Spéléologie - Publié dans : Spéléo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés