Camp Amalgame 2021

Publié le par AmalgamExplo

Crépuscule sur Utzigagna et Xendako Ziloa. Photo Alain

Crépuscule sur Utzigagna et Xendako Ziloa. Photo Alain

Un camp un peu spécial cette année avec ce putain de virus qui nous gâche la vie et nous oblige à des contraintes sanitaires strictes.

Contraintes qui seront respectées grâce à l’efficacité et la fermeté de Marie-Françoise, notre toubib adorée.

Par ailleurs, la frontière étant toujours fermée, Mickey a réussi (non sans mal) a obtenir une dérogation de la sous-Préfecture pour que nous puissions aller sur nos zones d’explo espagnoles.

Au programme :

Le Z127 (sima Garibal) bien sûr qui nous avait arrêtés en Juillet en haut d’un ressaut vers -500. Les précisions sur son étonnante exploration un peu plus loin.

Xendako Ziloa également où nous espérons une jonction avec Maria Dolorès amont… Mais pas que. Nous verrons là aussi que la réalité dépasse nos espérances (pour une fois…)

Le Z106, que nous avons commencé à emménager « confort » pour continuer un travail de désobstruction initié en 1988 vers -220 et  essayer de retrouver la suite de la sima Garibal en empruntant un itinéraire plus cool…

Le marquage de plusieurs cavités et supprimer les nombreux doublons tant sur Zampory que sur Llano Carreras afin de proposer un inventaire le plus juste possible à Karsteau.

Des photos dans les puits du B3 ainsi que dans le beau méandre conduisant au siphon 1 en vue de la publication du « beau livre » et du topo guide sur la PSM prévue en 2022.

Pour se faire nous accueillons deux nouveaux proposés par Roland : Jean-Luc et Vincent et deux couples de jeunes (enfin !) : Emilie et Rémi du GESA et Valérie et Thomas du GSHP.

Jean-Luc, Vincent, Emilie, Rémi, Valérie et Thomas
Jean-Luc, Vincent, Emilie, Rémi, Valérie et Thomas
Jean-Luc, Vincent, Emilie, Rémi, Valérie et Thomas
Jean-Luc, Vincent, Emilie, Rémi, Valérie et Thomas
Jean-Luc, Vincent, Emilie, Rémi, Valérie et Thomas

Jean-Luc, Vincent, Emilie, Rémi, Valérie et Thomas

Résumé jour par jour :

Samedi 31/07 :

Courses à Oloron et installation au chalet

Dimanche 1er Août :

Z 106 : Roland, Gilbert et Jean-Luc

Elargissement confort du méandre d’entrée. C’est fait jusqu’au premier ressaut.

Z 106   Photos Roland
Z 106   Photos Roland

Z 106 Photos Roland

Xendako Ziloa : Vincent, Papou et Alain.

Alain raconte : «  Nous entrons à 9h15 avec pour objectif la traversée tant attendue. D’ailleurs on a hésité à emmener nos pantins…

Les cordes sont toujours très glissantes surtout à l’approche du Garde Meubles (P25 et P60). Je repère les différents chantiers et escalades tout au long de la descente. Finalement pas trop de taf et ça devrait passer avec 4/5 goujons par escalade.

Ca y est ! Me voilà au terminus de 2020 à -350.

Nous nous sommes copieusement trempés dans le P40 du « brumisateur » qui ne porte aujourd’hui pas très bien son nom.

Un goujon et la corde de 60 est raccordée au précédent équipement. Je prend la branche descendante la plus large mais comme prévu, je ne tarde pas à rejoindre le deuxième puits du dessus. Un fractionnement de plus et me voilà dans un beau méandre très déchiquetté 45 mètres plus bas. Quelque chose ne colle pas : Nous sommes à -395 donc au dessus de notre point de jonction supposé.

Je repère le départ d’un méandre donnant sur un puits ressemblant à s’y méprendre au puits Juini. La suite du méandre est très étroite et c’est Vincent qui s’y colle après avoir oté tout son équipement. Il s’arrête sur un cran de descente de cinq mètres parcouru par un ruisselet.

Nous cassons la croûte au bas des puits et crions pour essayer de jonctionner avec l’équipe se trouvant au Maria Dolorès. Seul le silence nous répond.

Alors que nous finissons notre frugal repas, nous entendons nettement des cris semblant venir de plus haut ! Ce ne peut être que l’équipe du Maria et nous crions de plus belle… Sans succès. Nous pensons de pas avoir été entendus.

Il faudra revenir pour élargir le méandre, descendre le petit ressaut arrosé et fouiller le secteur.

Il faut maintenant se taper les 400m de puits à la remontée, heureusement qu’on a pris nos pantins !

L’étroiture en haut du Brumisateur est aménagée. Nous rééquipons aussi l’accès au « Garde Meubles » sans passer sous les blocs.

Sortie vers 21h00, un peu déçus mais le camp ne fait que commencer »

 

Sima Garibal : Valérie, Thomas, Rémi et Régis.

Thomas raconte : « Levé à 6h30, heu, quelques minutes après mais déjà des gravillons pleuvent sur le toit du camion. Régis est sur les starting blocks, pressé d’en découdre avec le Z127.

Nous serons quatre pour affonter cette cavité, à la conquète de la Grande Marche de l’Ouest.

Autour du café, les pronostics vont bon train. Et si Queffelec avait raison ???

Direction l’Espagne. La marche d’approche est vite avalée et Rémi, qui ne connait pas encore ce gouffre, est bien là avec nous pour le hold up du siècle : La découverte de la Zerna.

Je descend le premier suivi par Valérie. Régis et Rémi ferment la marche.

Les puits s’enchainent, la fine équipe progresse rapidement. Voici enfin les grands puits, ça ne frotte plus mais il faut faire extrèmement attention à ne pas faire tomber de cailloux.

Au bas des puits, le méandre qui suit frotte pas mal mais ce n’est pas encore l’endroit le plus étroit. Au « Pas de Zézé » nous enlevons nos équipements et tout ce qui peut ralentir notre progression dans cette infâme étroiture. Ça racle, ça frotte, ça déchire les combinisons mais ça avance. On se fait difficilement passer les kits mais nous sommes bientôt à l’arrivée du ruisseau « d’el Férial » avec le le matos necessaire à la poursuite de l’exploration.

Ruisseau qui grossit avec l’apport de plusieurs affluents qui viennent grossir ce cours d’esu hypogé.

Voilà le terminus de Régis et de Damien à -500.

Régis me dit de changer l’emplacement et l’ordre des cordes afin d’équiper le puits. Je l’écoute attentivement avant de me retrouver sur le nœud de la corde sous la cataracte ! Dois-je maudire Régis ou moi-même pour ne pas aveis vérifié si la corde arrivait bien au bas du ressaut ?

Bref, quelques goujons plus tard nous voilà tous au bas de cette enième verticale.

Régis est déjà en route vers l’inconnu et nous attendons Rémi qui topote.

Je pars à la recherche de Régis et constate que le trou commence à confiner, le courant d’air a disparu.

Quelque virages plus tard nous retrouvons Régis en train de revenir sur ses pas. Il vient de découvrir le terminus, à savoir un siphon.

La topo est rélisée jusqu’au siphon maudit et Régis, dépité, en profite pour y uriner dedans. TROU DE CHIOTTE !

La décision est prise de déséquiper et nous ramenons difficilement tout le matos jusqu’à la base des grands puits.

S’en suit une longue progression ascendante ponctuée de quelques jurons, de nombreux « bleus » et ce jusqu’à l’ultime étroiture de l’entrée.

En tout cas s’il y a une route vers l’enfer, elle passe assurément par le Z127. »

Régis au Siphon de -530 juste avant qu'il n'y soulage sa vessie... Photo Rémi

Régis au Siphon de -530 juste avant qu'il n'y soulage sa vessie... Photo Rémi

Maria Dolorès amont : Mickey, Aldo, Serge, Le beau’f et Jean-Max

Jean Max raconte : « L’objectif est de jonctionner avec l’équipe descendue par Xendako Ziloa.

A l’entrée du Maria, Le beau’f décide de redescendre.

Mise en jambe , progression jusqu’à la pose casse croûte. Jean Max songe à faire demi-tour mais vers la fin du repas, Mickey et Serge nous font comprendre que pour le topo il vaut mieux être trois et que…

Donc on continue à 4. Ah la soumission à l’autorité.

L’équipement est parfait, technique mais sans réel problème. Mais voilà qu’arrive le grand moment de l’équipement d’une vire. Cordelette sur amarrage naturel et c’est parti.

Aldo faisant des nœuds « Oh elle glisse bien »

Mickey « je la voudrait bien tendue »

Serge « je préfèrerais un peu plus de mou »

Je me charge du récapitulatif car je ne tiens pas à me laisser envahir par les fantasmes présents.

On file voir le magnifique puits Juini puis direction vers les supérieurs du Maria où la jonction est probable.

Cris sauvages et puissants d’Aldo et de moi-même. Pas de retours , on répètera l’opération sans succès. Nous apprendrons dans la soirée que l’équipe de Xendako nous a entendu. La jonction est donc effectuée à la voix.

Retout tranquille avec une équipe bienveillante. J’apprécie. »

Lundi 2 Août :

Repérage du Z 478     N42.95861°  W000.79679.   Trou à désober à la pelle US. Courant d’air

Passage au Z102 . Fort courant d’air soufflant

Xendako Ziloa : Rémi, Davide, Mathilde, Emilie, Marie Françoise, Jean-Michel

Aménagement et mises au gabarit dans « la mine »

Z106 : Roland, Gilbert et Jean-Luc

Aménagement jusqu’au P30

Mardi 3 Août :

Z106 : Roland, Vincent, Jean-Luc et Alain

Equipement jusqu’à -170 jusqu’à une tête de ressaut à élargir. Très beau gouffre qui mériterait d’aller plus loin…

Xendako Ziloa : Christine, Didier, Valérie, Thomas et Régis

L’équipe descend jusqu’au « Garde Meubles » pour tenter l’escalade au-dessus du P12 au bout du grand fossile.

Thomas s’y colle et équipe une traversée donnant sur la galerie convoitée qui est percée par un P20 dont la base est prolongée par un méandre ventilé parcouru sur une vingtaine de mètres et qui semble conduire à un nouveau cran de descente.

Mystérieux blocs rouges trouvés entre le Garde Meubles et le fond. Photo Vincent

Mystérieux blocs rouges trouvés entre le Garde Meubles et le fond. Photo Vincent

La galerie alignée avec le fossile du Garde Meubles. Photo Thomas

La galerie alignée avec le fossile du Garde Meubles. Photo Thomas

Sortie avec l’équipe du GESA (Emilie, Mathilde et Rémi) qui vient de visiter l’escalade de l’an dernier de Denis er Serge. Passage du méandre et du boyau de l’Egyptien Anorexique avec arrêt sur rampe descendante de grande dimension.

Prospection Llano Carreras et Zampory :

Photos Serge
Photos Serge

Photos Serge

Revu le C258 près du L5 qui s’est approfondi de 6m depuis 10 ans.

Descente du gouffre trouvé par Papou, le Z477. 3 entrées dont 2 se rejoignent. Puits de 25m. Puits latéral étroit. Pas de Courant d’air.

Descente du Z476 : Le niveau de neige est plus haut que lors de sa découverte. Courant d’air sortant d’une vilaine trémie.

Mercredi 4 Août :

Xendako Ziloa : Mathilde, Emilie et Rémi

Descente de la rampe et repérage de trois puits de grande dimension

Le puits le plus profond est estimé à 90m.

 

Sima Garibal : Valérie et Thomas, Christine et Didier, Papou et Régis

Déséquipement du gouffre.

Didier raconte : « Thomas est au fond pour la première étape du déséquipement du grand vide. Superbes puits et cavité « creusée » par de nombreux équipiers qui ouvre sur une énigme avec ses calcaires omniprésents à -500 sans aborder le socle. Unique ! (mais chaque gouffre l’est). Merci à tous les contributeurs (trices). Je réaffirme : Une belle cavité. Heureux d’en avoir parcouru (et un peu désobé) les méandres et volumes froids et réchauffés de ténacité et tâches partagées, de renforts bienvenus. »

Thomas  et ses kits... Photo Roland

Thomas et ses kits... Photo Roland

Jeudi 5 Août :

Z106 : Didier er Régis

Exploration écourtée car la lampe de Didier a fait le grand saut…

Visite au Z102 qui souffle toujours autant.

Xendako Ziloa :

Equipe 1 : Emilie, Mathilde, Rémi, Gilbert et Alain

Equipement du grand puits qui fait suite à la rampe concrétionnée faisant elle-même suite à l’ignoble boyau de l’Egyptien Anorexique.

Ce grand puits qui ne mesure (que) 50 m perce un grand volume qui collecte un méandre actif.

Nous suivons ce splendide méandre couvert par endroits d’excentriques buissonants jusqu’à deux crans de descente successifs de 15 et 20 mètres. L’équipement est réalisé hors crues  et est interrompu à -183 faute de matos. Au-delà, le méandre continue de s’enfoncer avec des dimensions confortables. Topo à la remontée avec Rémi et Emilie. Direction : Droit vers le puits Juini du Maria Dolorès, mais il reste 200m à descendre.

Le boyau de l'Egyptien Anorexique. Photos Rémi
Le boyau de l'Egyptien Anorexique. Photos Rémi
Le boyau de l'Egyptien Anorexique. Photos Rémi

Le boyau de l'Egyptien Anorexique. Photos Rémi

Equipe 2 : Valérie, Christine, Thomas, Jean-Luc et Vincent

Christine raconte : « Départ un peu tardif, Thomas file vers le fond et quand nous arrivons avec Valérie, il est déjà dans le méandre à désober . Midi trente, nous commençons les sifflets. Il nous semble entendre des voix mais ce sont les topoteurs papoteurs. Après 1h30 de sifflets tout les quart d’heure, nous nous demandons où les voix de l’équipe du MD ont été entendues par l’équipe précédente ? Thomas est également intrigué par un méandre qui débouche sur une grande galerie à la base des puits. A-t-il été exploré ?

Vincent nous donne la réponse : Ce méandre a été repéré mais semblait se pincer…

Ducoup Thomas y repart et BINGO ! Il entend les sifflets du Maria. Cris de joie, larmes de bonheur… Et puis, nous ne remonterons pas les 400m de puits !

Thomas remonte un méandre pas très large et équipe le puits de Jonction au bas duquel nous attendent les anciens.

Les filles sont accueillies dans les bras de Mickey au bas du puits. Une immense joie se lit sur les visages.

Après quelques Youhou, un petit Frech Cancan au point de jonction, nous sortons par le Maria Dolorès jusqu’à la galerie Aranzadi. Cerise sur le gâteau, nous débouchons sur la salle de la verna éclairée. Magnifique ! Sortie en groupe du tunnel EDF . »

Equipe 3 Maria Dolorès : Mickey, Jean-Michel, Serge, Roland, Papou

Une nouvelle fois c’est le parcours du tunnel, la traversée de la Verna, la montée à Aranzadi et des cascades du Maria Dolorès.

Nous n’avons pas été très rapides mais tout va bien jusqu’en haut des cascades. Jean-Michel doit faire demi-tour après un léger malaise. Roland l’accompagnera.

Les 3 restants attaquent le méandre à vive allure (tout est relatif, on frôle les 200 printemps cumulés !) pour être à l’heure des rendez vous avec l’équipe du haut.

Premiers sifflets 35 minutes plus tard, sans résultats.

Nous attaquons l’équipement du ressaut dans la galerie supérieure près d’un puits où la jonction pourrait avoir lieu. Mickey essaie plusieurs endroits pour les sifflets. L’espoir est mince, il est 14h00. Et là miracle, nous entendons l’autre équipe. Au bout du petit méandre, on aperçoit Thomas. Cette fois c’est la bonne ! La jonction est officielle au bas du puits sonore.

Le reste n’est que cris, joie, congratulations, le tout immortalisé par la GOPRO présidentielle. La sortie par le Maria est rapide et joyeuse et l’arrivée dans la Verna éclairée exceptionnelle. Superbe jonction et super ambiance.

Jonction ! Photos Serge
Jonction ! Photos Serge
Jonction ! Photos Serge

Jonction ! Photos Serge

Vendredi 6 Août :

Z106 :Régis, Xebas, Christine et Didier

Chasse à la lampe sauteuse de Didier dans les puits sans succès.

Nettoyage du matos à la mouline

Photo Marie Françoise

Photo Marie Françoise

Samedi 7 Août :

Z106 : Xebas et Régis

Poursuite de la mise aux normes ISO 2021. Arrêt sur plus d’accus.

Fort courant d’air très sympa.

AG ARSIP

Dimanche 8 Août :

B3 : Serge , Gilbert, Mickey, Alain, Mathieu Egels et Laura

B3 . Photos Alain
B3 . Photos Alain
B3 . Photos Alain
B3 . Photos Alain
B3 . Photos Alain
B3 . Photos Alain
B3 . Photos Alain

B3 . Photos Alain

B3. Photo Mathieu EGELS

B3. Photo Mathieu EGELS

Mickey raconte : « Les puits s’enchaînent malgré quelques équipements curieux. On touche le fond après quelques puits arrosés à -263. Laura et Mathieu sont plus haut mais on file se mettre à l’abri du courant d’air un peu plus loin vers l’aval. Pause casse croûte, il ne sont toujours pas là après 45 mn et on continue vers le siphon de -300 car ça caille trop. Belles galeries et vaste méandre. On s’arrête au niveau du premier affluent . Le siphon est encore loin. Premières photos avec Alain aux manettes, Serge en vedette et les autres aux flash.

C’est à ce moment que Laura et Mathieu arrivent. Mathieu prend le relais pour les photos de galeries comme prévu.

Une heure plus tard on commence la remontée des puits. Alain a choisi les points photo à la descente.

Problème de passage de fractio pour Laura en haut du premier puits : Cris et jurons en italien dignes d’une mamma sicilienne.

Deux heures plus tard on arrête les photos. Carton plein et objectifs atteints.

Les photos sont visionnées le lendemain. Opération réalisée avec succès. Mission accomplie. »

Z102 : Le beau’f et Roland

Descente du gouffre avec un fort courant d’air à l’entrée. P60 terminé. Le CA sort d’une fissure centimétrique. Désob non envisageable.

 

Lundi 9 Août :

Z106 : Lataps Papou

Rééquipement du P25 à -180. Poursuite désob

Mardi 10 Août :

Z106 : Lataps Alain

Descente jusqu’au terminus 1988 à -220.

Attaque de la désob dans le méandre ventilé. Avancée sur 2m.

Le méandre terminal en cours d'aménagement. Photo Serge

Le méandre terminal en cours d'aménagement. Photo Serge

Pointage cavités : MF et JM, Le beau’f, Gilbert, Roland, Serge, Papou et Mickey.

Trous repérés et pointés : Z419(410), IPV 7, Z421, IPV11, Z121, Z129, et 6 croix

Mercredi 11 Août :

Z106 : Lataps Papou

Poursuite de l’élargissement, on distingue une portion moins étroite et un écho se fait entendre.

Jeudi 12 Août :

Z106 : Lataps et Serge

Aménagement confort pour les futurs mineurs. On entend de l’eau couler et on ne va pas tarder à y voir plus clair.

Z325 : Le beau’f, Gilbert et Alain

Descente à -30, fort courant d’air aspiré

Vendredi 13 Août :

Z325 : Gilbert et Lataps

Lataps atteint le fond à -40 . Une fissure est à élargir pour rejoidre un volme plus important.

Lataps reçoit un rocher sur l’épaule en remontant. Direction les urgences à Oloron. Rien de cassé fort heureusement.

Rangement et inventaire matos spéléo et intendance. Serge et Alain

Z106 : Paulo, Jean-Louis et Régis

Avancée de 1.5m. Désob à poursuivre car courant d’air fort et constant.

Samedi 14 Août :

Rangement et nettoyage chalet.

Retour dans nos logis.

Camp Amalgame 2021

Xendako Ziloa . Le Trou du Sentier

Description rapide :

En 2017, Amalgame décide de s’attaquer sérieusement à ce gros trous souffleur s’ouvrant sur les pentes Est d’Utzigagna.

L’entrée de 0.80m de diamètre donne accès à une galerie inclinée se terminant sur une étroiture où le courant d’air violent est particulièrement impressionnant. Là commence « la mine » et une invraisemblable série de désobstructions.

Une cinquantaine de mètres plus loin, nous descendons un ressaut de 2m vers la salle des chailles. Un puits de 10m est descendu, immédiatement suivi par un ressaut de 4m. Ici se poursuit « la mine » sur une cinquantaine de mètres de plus jusqu’à un inattendu virage à 90° sur la droite. Un bref ramping dans le moonmilch nous conduit à de nouveaux petits ressauts dont le dernier, de 6m, nous dépose au départ d’un puits très profond.

Le puits mesure 81 m et une paroi de sa base de 15m de diamètre est percée par une grande galerie déclive se divisant rapidement en deux branches distinctes apportant de grandes quantités de sédiments. Sûrement d’anciennes pertes sous-glacières.

La base du P81 est percée d’un nouveau puits de 61m débouchant sur un méandre géant de 4m de large sur 55mètres de haut. Ce méandre grandiose est parcouru sur une cinquantaine de mètres jusqu’à un coude à gauche où il n’est poursuivi que par une fissure minuscule absorbant le petit filet d’eau. Nous sommes ici à -196m.

A la base du P81, une traversée plein Ouest au-dessus du P61 conduit à un puits de 22m surplombant « la géode » , une petite salle très richement concrétionnée percée par deux puits profonds de 43m et rejoignant le méandre géant du bas du P61.

Au départ du P81, un pendule vers le Nord-Ouest et une traversée acrobatique conduit sur la lèvre d’un puits immense dont la base  72m plus bas n’est autre que la base du P81. Nous sommes au puits « Tubular Bells » Une visée à accroché le haut de ce puits 35m plus haut.

Dans l’axe de l’arrivée à ce gros puits, on distingue un départ de méandre précédé d’un ancien plancher qui s’est partiellement effondré. Nous changeons ici radicalement de cavité pour entrer dans quelque chose de beaucoup plus ancien. Le méandre est très concrétionné et son sol est constitué de sable fin.

Le premier ressaut de 4m se désescalade facilement et précède deux nouveaux puits de 8 et 9m. Ici le gouffre effectue un virage à pratiquement 180° jusqu’à un nouveau puits de 10m.

De son sommet, une escalade facile plein Ouest puis Sud-Ouest conduit à un passage bas et ventilé. Nous sommes au « boyau de l’Egyptien Anorexique » qui a dû être aménagé.

Un rapide ramping conduit sur le haut d’une rampe inclinée à 50/55° précédant un vaste puits de 50m. Au bas de ce puits, nous sommes dans une vaste salle de 30mX12m dont l’extrémité NO est percé d’un très esthétique méandre parcouru par un ruisselet.

Nous suivrons ce méandre très tortueux sur une cinquantaine de mètres jusqu’à un premier puits de 13m immédiatement suivi d’un autre de 18m. Notre exploration d’Août 2021 s’est arrêtée sur le haut d’un nouveau puits d’une quinzaine de mètres de profondeur à -180m.

Dans la rampe concrétionnée après le boyau de l’Egyptien Anorexique s’ouvre un nouveau puits donnant sur un méandre ventilé orienté plein Ouest. Arrêt sur « rien » dans cette branche. Le départ de ce méandre est percé par un puits non descendu et actif mais qui risque fort d’être l’amont du méandre rencontré dans la grande salle.

Retour au puits de 10m après le virage à 180° du méandre de départ.

Le méandre s’enfonce progressivement plein Est avec des puits de 6, 7, 6, 8, 10 et 12m. Au bas de ce dernier puits, une escalade devra être réalisée jusqu’à la base d’un puits de 15m de diamètre dont le côté opposé est percé par une galerie. Une visée a été faite vers le haut sur 50m.

A la base du P12, nous sommes à l’entrée de la sallaMax.

  • En poursuivant plein Est, on arrive au puits du Pli de 28m. Le fond à -181m devra être élargi afin de descendre un nouveau puits de 5/6m.
  • Vers le NE, nous descendons deux puits de 14 et 15m. Une brève remontée dans l’axe du dernier puits conduit à un nouveau méandre orienté NO et rapidement percé d’un P23.

Très vite, nous arrivons au puits des 7.0 de 56m. A sa base, deux ressauts de 5 et 10m conduisent à un méandre glaiseux qui s’oriente plein Est sur 50m avant de se diriger plein Nord sur 50m de mieux. Arrêt à -261 sur étroiture à élargir avec peu de courant d’air.

 

Revenons au P56 : 10m avant sa base suivre la corde en traversée vers un gros vide encombré de blocs énormes. Vous voici au « Garde Meubles ». Très gros étage fossile orienté plein Ouest. A son extrémité, une traversée a été équipée. Un nouveau puits a été descendu et donne accès à un méandre parcouru sur 20m jusqu’à la profondeur de -240m.

Peu après la salle du Garde Meubles, une courte escalade conduit à un vaste P32 occupant toute la galerie. A sa base un passage bas précède un étrange méandre très ciselé et dont le sol est recouvert de sable orangé.

Tout au bout, un passage étroit conduit à un vaste puits arrosé de 66m « le brumisateur ». La suite est constituée de puits de petit diamètre de 8, 12, 10, 10 et 22m. Nous sommes à -395m.

La base des puits donne accès à un court passage bas conduisant à une vaste galerie. A son extrémité un méandre étroit donne sur le puits de la jonction. Nous venons de déboucher dans le puits sonore du Maria Dolorès amont.

De la base des puits, un autre méandre très étroit démarre et peut être suivi sur une quarantaine de mètres jusqu’à un ressaut actif de 5m qui n’a pas été descendu. Au départ de ce méandre, on peut remarquer le sosie parfait du puits Juini.

Il ne reste plus qu’à descendre le Maria Dolorès, la galerie Aranzadi et la paroi de la Verna jusqu’à la plage des galets. Vous venez d’effectuer une traversée d’environ 3kms pour un dénivelé de 530m.

Topoteurs. Photo Serge

Topoteurs. Photo Serge

Camp Amalgame 2021
Camp Amalgame 2021

La Sima Miguel GARIBAL . Z 127 .

Description rapide :

Miguel GARIBAL découvre la cavité lors du camp d’été du SC Gascogne en Août 1986. Eric Boyer, avec qui nous sommes en inter-clubs pour l’explo de la sima Apestéguia, en dresse la topographie jusqu’à -115. Il note au terminus un courant d’air soufflant.

Dès l’entrée, la première étroiture donne le ton : Le gouffre ne sera pas très large. Elle domine un beau P77 plusieurs fois fractionné.

Au fond de ce puits, un premier ramping annonce la couleur : De ce point et jusqu’à -200 nous descendons un méandre , R5, R5, P15, R3, P15, P10, P7, P6, P8, P8 jamais vraiment très étroit mais où on laisse beaucoup de jus, coincements divers et variés, escalades foireuses, un vrai enfer, surtout à la remontée et surtout pour les gens normalement constitués (les gros quoi).

A -200, le méandre des Acharnistes marque un net élargissement de la cavité, il donne accès à un beau P21 à la base duquel le gouffre devient actif. Un P18 fait immédiatement suite à l’arrivée du ruisseau et conduit rapidement à un gros puits de 130m où le ruisseau s’éparpille.

Le ruisseau descend dans une zone broyée que nous n’avons pas explorée.

Nous préférons équiper un large pendule qui nous permet de descendre le grand puits au sec. Au fond de ce dernier, un ressaut de 7m précède un P20 qui est poursuivi par un méandre qui se pince totalement à -418.

En descendant le P130, nous avons repéré une large lucarne à -305. C’est l’accès à u nouveau grand puits de 125m creusé sur une énorme faille. Ce puits est extrêmement dangereux car ses parois sont totalement broyées par la faille. Nous le descendrons deux par deux en faisant attention à ne pas trop toucher les parois.

Sa base recoupe un méandre étroit qui plonge doucement jusqu’à un premier affluent rive gauche à – 454. Au-delà se trouve le « Pas de Zézé » , le passage le plus étroit du gouffre où nous (enfin les plus minces d’entre nous) sommes contraints d’enlever nos équipements de progression.

Au-delà de ce passage sélectif, notre petit ruisseau en rejoint un beaucoup plus conséquent en rive droite : Le ruisseau d’el Férial (venant du Z112 ???).

Là la progression est plus aisée dans le méandre actif dont le débit ne cesse de croître avec l’apport de trois nouveaux affluents.

Le méandre s’enfonce doucement mais est bientôt coupé par trois ressauts de 6, 6 et 8 mètres. Au bas de ce dernier ressaut, le courant d’air n’est plus sensible.

Une centaine de mètres plus loin c’est le siphon et le terminus définitif de ce gouffre exigeant.

Bizarrement, nous sommes à -530m, à environ 400 mètres de la base des puits,  et toujours pas  de vision sur le socle imperméable, nous sommes toujours dans les calcaires au niveau du siphon et aucun signe de changement de roche n’est visible.

Camp Amalgame 2021
Camp Amalgame 2021
Camp Amalgame 2021

Conclusion :

Un bon crû ce camp avec la descente de deux gouffres jusqu’à -530. Déception sur la fin du Z127 sur une option que nous n’avions même pas envisagée (siphon) et grosse satisfaction du côté de Xendako Ziloa qui nous offre une traversée très originale mais qui nous réserve encore pas mal de surprises avec tous ces méandres qui ne demandent qu’à être explorés.

Nos espoirs se tournent maintenant sur le Z106, un très beau gouffre qui nous offrira, nous l’espérons, un nouvel accès au ruisseau d’El Férial post siphon.

 

Camp Amalgame 2021
Photo Alain

Photo Alain

Un intru s'est glissé dans cette photo de spéléos. Deux indices : 1- Il est jeune.  2- Il est Italien

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