Xendako plie mais ne rompt pas

Publié le par Groupe Auscitain de Spéléologie

Xendako plie mais ne rompt pas

Betty et moi arrivons au chalet Vendredi vers 10h00. Brève installation et casse croûte et départ pour Ligolette.

Une première : On va sur le plateau au-dessus de Xendako en VTT (AE).

L’été est vraiment installé et les brebis sont déjà là. La vue du cayolar sous la source sur le pic d’Anie et Anialarra est toujours aussi magique .

Je monte vers les falaises au-dessus de Xendako et je pousse jusqu'à l’énorme glacière pile poil au-dessus du Maria Dolores, sacré entrée ! Il faudra un jour passer toute cette zone au peigne fin.

Comme il est encore tôt, on pousse jusqu’au relais au-dessus du Z 107 et on bascule sur les lapiaz vers la sima Apestéguia. Cette fois-ci c’est la vue sur Budoguia qui est à tomber par terre !

Xendako plie mais ne rompt pas
Xendako plie mais ne rompt pas
Xendako plie mais ne rompt pas

Le lendemain, nous ne sommes que trois (Véro, Gus et moi) mais hyper motivés pour aller poursuivre l’explo à Xendako Ziloa.

Le courant d’air dans le premier rétrécissement est hyper violent ! Quelques blocs se sont effondrés mais nous les remettons rapidement à leur place initiale.

Les 100m de « quatre-pattes » sont vite avalés et nous voilà allongés dans la vasque de moondmilch ! Pas vraiment le moment le plus agréable !

Enfin les puits ! Je rééquipe le haut du P24 et on se retrouve très vite dans la belle salle « des Galets Jaunes » où nous faisons le tri du matos.

La première, c’est maintenant !

Je piste le côté droit du nouveau puits et là, le rocher est super compact et surtout dépourvu de calcite (comme sur le côté gauche). Y a plus qu’à…

Je vois Véro qui piaffe d’impatience et je lui tend le perfo et les amarrages . « Tiens Véro, fais toi plaisir ! »

Comme vous pouvez l’imaginer, elle ne se fait pas prier...

On traverse au départ le plus possible au-dessus de l’éboulis coincé sur le haut du P 61. En descendant tout droit, il semblerait qu’on retombe en paroi du P61 mais dans l’axe de la faille, un court pendule semble donner sur un gros pallier vers un puits parrallèle.

Le pendule est vite effectué et Véro se pose sur un vaste palier incroyablement (pour la PSM) concrétionné. Sous les blocs joliment calcifiés, le puits continue mais le passage est un peu étroit.

A l’extrémité de la petite salle « la géode » une courte escalade nous conduit à une lucarne surplombée de sublimes stalactites. Devant nous le puits, immense, est là ! La résonnance y est exceptionnelle, comparable à celle du puits de l’Echoooo de la sima Grande !

Courte vire vite équipée pour attraper le plein vide et Véro se balance dans le puits de toute beauté. La descente semble interminable et s’arrête à 5 mètres du fond ! Il faudra passer un nœud…

On entend Véro qui pousse de grands cris d’admiration et je ne tarde pas à la rejoindre, en profitant des parois de ce puits magnifique qui est pas endroits recouvert de minuscules excentriques semblables à des cheveux translucides !

Je la distingue bientôt au milieu d’un énorme méandre de 4 mètres de large. Un méandre qui…

--- Est celui exploré en descendant par le P61 ! Le point topo A26 le confirme malheureusement ! Nous avons effectué un virage  à 90° sans vraiment nous en rendre compte.

Gus est vite là et nous allons voir tous les trois le terminus où le petit ruisseau se perd dans un passage impénétrable dans le alluvions.

Le boyau de trop plein peu avant le bout du méandre semble avoir changé d’aspect depuis la dernière fois. Il sera peut-être intéressant d’y tenter une désob…

Remontée en topotant et repérage à la « Géode » de deux lucarnes qu’il faudra explorer. Le développement passe à 545 m.

Sortie vers 18h00 enchantés de cette splendide première mais un peu décus de ne pas avoir trouvé une suite vers Maria Dolorès.

Ce bougre de Xendako se défend mais ce n’est pas pour nous déplaire. On l’aura un jour ! On l’aura !

Le Maître des lieux

Le Maître des lieux

Véro raconte :

Après mon stage de recyclage au SSF et une journée de taf je file tôt le matin rejoindre Alain Betty et Gus
au chalet de l'ARSIP ... Il fait un temps superbe, nous "décollons rapidement" direction le massif le plus beau du monde
...si si . A l'entrée du trou, la vue sur la PSM avec le pic d'Anie qui règne en maître est superbe .
Nous descendons sous terre.

Quelques cailloux éboulés à l'entrée enlevés et c'est la descente jusqu’à notre objectif.

Ici commence …
...la première, le vierge, l'inconnu ! Alain en grand seigneur me fait l'honneur de me laisser passer en tête, bah, je devrais dire :
"non non à toi Alain , fais toi plaisir" ...mais j'y arrive pas , trop attirée par le mystère et ..le noir  . Après un premier ressaut , je pars dans un ENORME puits magnifique, du gros noir en dessous de moi et un décrochage sur le côté qui a l'air prometteur .
Je me décale au-dessus   pour y descendre ...c'est en fait une sorte de trémie calcifiée avec de superbes concrétionnements et 2 fenêtres qui laissent apparaître un puits avec un écho ...de cathédrale ! Alain me rejoint et c'est reparti en fil d'araignée, je descends , raboute une corde pour atteindre le fond qui est un méandre gargantuesque qui barre à l'horizontal. J'averti les copains qui me rejoignent , Alain et Gus reconnaissent  avec certitude le méandre découvert à leur dernière sortie (+ point topo) auquel ils avaient accédé par un grand puits parallèle ; Nous avons fait la jonction avec le méandre par un autre passage.
 Moi je me voyais déjà courir dans un nouveau réseau , mais qu'importe une descente magique comme on les trouvent à la PSM où le rêve et la réalité se confondent . 
Au fond l'eau disparaît dans le sol et notre aventure se termine là ... où peut-être une autre commencera .
L'exploration c'est magique , la nature vierge de toute incursion humaine est d'une beauté incomparable.
Une sortie de rêve ... la magie de l'explo ! 

 

 

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Xendako plie mais ne rompt pas

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