7 et 3 ... Mais pas pour longtemps !

Publié le par Groupe Auscitain de Spéléologie

Joël et moi au chalet ARSIP pour en découdre avec notre nouveau gouffre prometteur : Le Z 127 , la sima Garibal.

Prometteur mais costaud ...Il faut dire que le bougre se défend bien ! Après une étroite entrée qui annonce la couleur, une belle suite de puits nous conduit à -80 et là, c'est fini la rigolade !!!

On entre (en rampant) dans un beau méandre , beau mais étroit... Mais beau... Mais très étroit ... Mais beau quand même...

Bref on dégringole comme ça sur un dénivelé de  60 mètres avec seulement un ressaut de 7 m et un beau puits de 15 m qui exige l'utilisation de la corde. Tout le reste se fait en désescalades et en coincements divers dans le méandre qui plonge à 45 degrés en moyenne..

Voilà le terminus topo de la fin du camp, nous sommes à -132m. Au delà le méandre continue en devenant en plus très bas de plafond.

Après quelques aménagements nécessaires, nous nous retrouvons en haut de ressaut où s'est arrêté Régis cet été.

Là encore il faut élargir mais avant il faut purger une zone particulièrement menaçante sur la gauche du méandre surplombant le ressaut.

15 minutes plus tard nous sommes l'un après l'autre transformés en statues de glaise liquide ! Des lames acérées sont en effet solidarisées (ou pas) dans un amalgame particulièrement visqueux de glaise et de fins cailloutis.

Heureusement tout ce "caca" va rejoindre le bas du ressaut et après le décoincement d'une dernière grosse lame, nous en faisons de même.

Encore une fois nous arrivons à descendre en désescalade mais un peu limite cette fois, il faudra prévoir une corde ... ou une marche de via ferrata hein Régis ? ...

Là le secteur a carrément changé de morphologie, le calcaire est très propre et hyper compact (comme on l'aime). En plus le méandre fait environ 2 mètres de large, du grand confort !

Mais encore une fois, ça ne dure pas ... On rencontre un petit actif qui s'écoule sur un fin remplissage de galets dans le méandre re-devenu bas de plafond. C'est à nouveau très étroit et ça ne "sent" pas très bon car le plafond a l'air de s'abaisser de plus en plus. 

Pourtant le courant d'air est toujours bien aspiré !

Joël essaie d'aller voir le plus loin possible mais sans succès. Moi j'aurais bien essayé mais...

Mais en revenant vers la base du ressaut Joël lève la tête et découvre un trou parfaitement cylindrique en plafond. Il arrive a y mettre le casque et constate que derrière, environ 2 mètres plus loin, c'est "tout noir" en tous cas beaucoup plus vaste.

Plus haut une deuxième lucarne nous dévoile le haut du méandre qui est très étroit.

Je vais à mon tour éclairer l'étrangeté du passage (un peu comme un trou dans du gruyère) et constate que la lampe éclaire à au moins 7/8 mètres dans ce qui semble être un large et haut méandre.

Espérant l'inespéré, je pousse un cri de bête préhistorique par le trou de gruyère et nous constatons tous les deux l'existence un gros écho qui a l'air assez proche. D'autres cris tout aussi gutturaux nous confirment la présence de l'écho qui va bien nous faire (encore) barjotter...

La remontée se passe aussi mal que prévu (dans le méandre) et nous avons la surprise de trouver Mickey à la sortie, qui nous tire le portrait dans la dernière étroiture du gouffre.

Nul doute que la prochaine sortie dans ce gouffre exigeant sera plus que prometteuse. Croisons les doigts pour arriver sur une belle zone de puits ... Larges si possible !!!!

AB

7 et 3 ... Mais pas pour longtemps !
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7 et 3 ... Mais pas pour longtemps !
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