Zampory Nord. Ça continue…

Publié le par Groupe Auscitain de Spéléologie

Et oui Régis ZAMPORY, et non « zone pourrie ». La visite de ces beaux gouffres va te le prouver !

Mercredi 25 Octobre, nous nous retrouvons Mickey et moi devant la belle entrée du Z 117. Très vite nous équipons le ressaut qui nous avait arrêtés avec Joël.

Grosse déception : Le méandre , superbe et de belles dimensions, s’arrête net ! En fait il se dirige droit vers la grosse faille repérée 15 m plus haut avec son énorme miroir. La faille a parfaitement fait son boulot de broyage et la brêche colmate totalement notre beau méandre, ne laissant passer qu’un maigre courant d’air.

Mickey remonte l’amont du méandre sur plus de 10m en hauteur mais ce n’est qu’une arrivée de puits partiellement envahie par une très grosse coulée stalagmitique de plus de 15 m de haut. Il faut se rendre à l’évidence : Le Z 117 est bel et bien terminé…

Zampory Nord. Ça continue…

100m à l’Est dans l’alignement de la faille, nous redescendons le Z116, gouffre que nous avions exploré dans les années 80 jusqu’à -37 où  il était complètement colmaté par un gros névé et des coulées de glace vive.

Le beau puits de 5 m de diamètre débouche à -25 sur un gros volume d’environ 15 m de diamètre. Vers l’Ouest nous retrouvons la vaste faille du Z117, une grosse galerie est creusée dans son axe à environ 15 m du fond du puits.

Le fond du puits (qui ne l’est pas !) est constitué d’un très vieux névé recouvert de glace vive. En son centre, un « puisard » encombré de branches de pin semble descendre profond. Sur le côté opposé à la corde équipant le puits, j’arrive à descendre entre névé et paroi sur une quinzaine de mètres de mieux. On est à -48 et la neige rejoint la paroi. A surveiller !

J’attaque l’escalade vers la grosse galerie avec une corde statique et un « malheureux » piton… La paroi est tout sauf compacte ! je grimpe en fait sur le broyage de la faille et rien ne tient… Je décide d’arrêter les frais à +10 après quelques belles décharges d’adrénaline . On reviendra avec du matos adapté, la galerie est 5 m plus haut mais c’est de + en + pourri.

On ressort de ce beau gouffre et on décide de fouiller sur l’axe de la faille entre Z116 et Z117.

On trouvera 3 petites entrées : La première est colmatée à -5 par de la terre et de l’humus. La deuxième, qui souffle un bon courant d’air, est également trop étroite à -5 où une désobstruction devra être envisagée. La troisième enfin, est un beau puits de 80 cm de diamètre et profond d’une dizaine de mètres. Là encore il faudra débiter une énorme pierre qui en obstrue partiellement l’entrée.

Zampory Nord. Ça continue…

Le lendemain , Marie-Claude nous a rejoint et nous décidons tous les trois d’aller explorer les gouffres que j’avais trouvé au mois de Septembre.

L’enfer vert du mois de Septembre s’est transformé en sous- bois aéré et très agréable à parcourir sur ses tapis de feuilles mortes et ses lapiaz moussus. La visibilité est parfaite même si quelques entre-lacis de branches basses donnent une furieuse envie d’investir dans une machette ou un sécateur…

Nous commençons par la grande glacière près de la route et bien connue de tous.

Ça sera le Z420. En fait, la « glacière » est totalement vide  de tous névé et nous constatons que le fond, vers -25, est obstrué par un gros éboulis.

La très vaste entrée du Z 420
La très vaste entrée du Z 420
La très vaste entrée du Z 420
La très vaste entrée du Z 420
La très vaste entrée du Z 420

La très vaste entrée du Z 420

Le GPS nous conduit ensuite au Z417, vierge de toute explo.

Mickey me fait remarquer le fort courant d’air sensible au fond de la vaste doline.

La corde de 50 est installée et je descends le premier puits en passant sous un pont rocheux pas très « catholique ». Très vite je me retrouve dans du bon rocher bien compact et au sommet d’un puits d’une vingtaine de mètres où je distingue un petit névé. Le courant d’air en ce point est très présent et soufflant.

Sur ma gauche un nouveau puits descend sur une dizaine de mètres mais repasse sous le gros remplissage de l’entrée. Ça ne sera pas pour aujourd’hui…

Je descends le P20 jusqu’au névé et constate que ce dernier est prolongé par une fissure très étroite qui semble descendre sur 3ou 4 m de mieux. Le courant d’air est présent mais beaucoup moins sensible qu’en haut. Je suis en ce point à environ -30m.

Au sommet du P20, j’équipe une traversée qui me conduit à un beau méandre malheureusement alimenté par un puits remontant.

Zampory Nord. Ça continue…

Pendant ce temps, Mickey a retrouvé le Z 125 exploré là aussi dans les années 80 jusqu’à -45.

La vaste entrée est vite équipée et surprise, la corde de 50m arrive « pile poil » en haut du névé. Heureusement, Mickey descend avec une 30m qui est vite mise en place. On descendra entre neige et paroi jusqu’à -62 où la neige obstruée totalement le passage. Remontée en faisant quelques photos.

Dans le vaste P60 du Z125
Dans le vaste P60 du Z125
Dans le vaste P60 du Z125
Dans le vaste P60 du Z125
Dans le vaste P60 du Z125
Dans le vaste P60 du Z125
Dans le vaste P60 du Z125
Dans le vaste P60 du Z125

Dans le vaste P60 du Z125

Zampory Nord. Ça continue…

Plus loin, nous explorons le Z416. Marie-Claude force une étroiture à la base de la vaste doline, encouragée par un bon courant d’air, et se retrouve dans un bel espace de 4 mètres de diamètre. Sur la gauche, un petit ressaut est vite colmaté. Sur la droite un départ de puits trop étroit souffle un léger courant d’air, il semble descendre sur 6 ou 7 m de mieux. A revoir…

Marie Claude à l'entrée du Z416

Marie Claude à l'entrée du Z416

Un peu plus au Sud, nous retrouvons le Z414. Là encore le courant d’air est très présent et le gouffre vierge … La doline recouverte de feuilles mortes forme un entonnoir qui se jette dans un puits relativement étroit au départ.

10m plus bas les proportions sont beaucoup plus sympathiques et une lucarne étroite laisse même deviner un gros vide attirant… Le puits est colmaté à environ -30 par un gros névé recouvert de grosses plaques de glace. A 5 m de fond une fracture étroite demandera désobstruction. Un faible courant d’air y circule.

Nous retrouvons ensuite les prairies au- dessus de notre ancien camp puis notre véhicule.

L'entrée du Z 414
L'entrée du Z 414

L'entrée du Z 414

Deux jours d’exploration intense avec une note optimiste pour l’avenir car toutes ces cavités se trouvent sur la tracé hypothétique de « notre » rivière, celle qui coule « entre les deux ».

Zampory Nord. Ça continue…
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article