Retour à la mine... Et y'en a qui pensent que les retraités ne travaillent plus...

Publié le par Groupe Auscitain de Spéléologie

Mercredi 4 Octobre. Nous sommes 6 au Chalet ARSIP: Marie Claude et Mickey, Serge Puisais, Le beau'f, Joël et moi.

Les quatre premiers cités vont à Xendako Ziloa poursuivre la désob. Joël et moi partons aux glacières de cet été voir l'état d'évolution des névés terminaux.

On commence par Le C136. L'énorme entrée est toujours aussi esthétique. Au terminus de cet été , là où Régis était passé en rampant entre neige et paroi, un espace de près d'un mètre de haut s'est dégagé ! Mais là plus de neige mais une glace vive bleutée du plus bel effet.

Je me place en "déviateur humain" pour éviter les frottements de la corde et Joël attaque la descente entre glace et paroi (vague souvenir d'une descente épique dans la Sima 1748 mais ici la descente sera malheureusement moins longue). Joël dépasse le terminus de Régis et prend pied une quinzaine de mètres plus bas sur un plancher d'éboulis semblant être posé sur le glacier géant. Au delà la glace se poursuit mais ne permet plus la passage. ça ne sera pas pour cette année... Ce gouffre est en fait un énorme puits complètement envahi par la neige, il est formé à la faveur d'une très grosse faille de près de 50 mètres de haut.

Retour à la mine... Et y'en a qui pensent que les retraités ne travaillent plus...

Nous allons ensuite rendre visite à quelques cavités découvertes après le camp.

Le Z 413 tout d'abord et sa belle entrée en grotte. Un ressaut de 5 m permet de prendre pied dans un petit méandre qui se pince très vite tant en amont qu'en aval.

Le Z412 avec un très vieille trace de peinture rouge (IPV 1973 ???). L'entrée hyper étroite laisse passer Joël de justesse à la descente. 16 mètres plus bas le fond du puits - qui a pris de l'ampleur - est complètement bouché. Deux mètres au dessus Joël parcours un très beau méandre sur une quinzaine de mètres jusqu'à une nouvelle obstruction de blocs.

A la remontée, l' étroiture ne veut plus laisser sortir Joël ! Il faudra la mise en place d'un balancier pour qu'il soit enfin libéré.

Le Z413 est une cavité inédite. L'entrée est située sous un arbuste à ras du sol et il faut vraiment passer au-dessus d'elle pour la remarquer. Là encore le puits est bouché par un effondrement de blocs vers -6.

Comme il est encore tôt, nous décidons d'aller fouiller le Z117. revisité cet été partiellement par Mickey et Alain.

Nous avions découvert ce gouffre splendide en 1979 mais il était à l'époque totalement bouché par la neige.

Nous l'avions re-descendu en 2010 et la neige était encore présente. Le gouffre avait néanmoins été approfondi jusqu'à environ -50.

Aujourd'hui il ne subsiste qu'une frèle langue de neige au bas du P40 d'entrée. Sur la droite nous suivons un splendide miroir de faille haut de plus de vingt mètres jusqu'à une étroiture encombrée de blocs.

En remontant sur la droite une petite désescalade permet de descendre dans un puits borgne. Une escalade facile permet d'accéder à une vaste lucarne qui donne sur un beau et large méandre.

En amont ce méandre est alimenté par deux grosse arrivées semi actives. En aval nous arrivons en bout de notre corde de 15 mètres sur la suite du méandre large en ce point de plus d'un mètre. Un ressaut en entonnoir inversé haut d'environ 5 mètres mettra fin à notre progression. Exploration excitante à poursuivre car le méandre est parcouru par un bon courant d'air aspiré...

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Au chalet nous retrouvons la deuxième équipe de Xendako Ziloa. Ils ont pas mal progressé mais le percuteur de la perfo ayant rendu l'âme, il ont dû rentrer un peu plus tôt que prévu.

Le lendemain nouvelle équipe de mineurs est au Trou du sentier ! Motivés et avec "tout ce qu'il faut " pour enfin trouver les grands puits espérés...

ça ne sera pas pour cette fois malheureusement, malgré une progression de plus de 6 mètres dans le méandre glacial parcouru par un courant d'air hallucinant...

Nous arrêtons sur "ras le bol" à plus de 20 mètres du terminus topo. La cavité s'approche très près des 100 mètres de développement pour une profondeur de -36. Les puits remontants du Maria Dolorès amont (350 mètres plus bas) ne sont plus qu'à une centaine de mètres en plan !

Le méandre est absolument rectiligne et désespérément horizontal. Les chailles sont encore présentes dans un beau calcaire compact et rendent la désobstruction difficile.

La suite c'est hiver...

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