Jean-Pierre and Co...

Publié le par Groupe Auscitain de Spéléologie

Voici le récit d'une très belle randonnée autour d'un des plus beau pic des Pyrénées : Le pic du Midi d'Ossau (Jean-Pierre). Randonnée qui ne manquera pas d'intéresser les spéléologues que nous sommes car cet incroyable pic est entouré de calcaire et donc percé de nombreux gouffres.

Le Mardi nous montons (Betty, Flash et moi) à partir de Bious-Artigues vers la crète du pic d'Auliou et du Soum d'Aas qui offre une vue splendide sur le face occidentale du majestueux sommet.

De la crète du Soum d'Aas vers le pic et le lac de Bious
De la crète du Soum d'Aas vers le pic et le lac de Bious

De la crète du Soum d'Aas vers le pic et le lac de Bious

Au passage nous passons une bonne heure à admirer le jeu de jeunes marmottons qui s'ébattent sous l'oeil vigilant de leur mère (?) postée sur les rochers au-dessus.

La face Occidentale sur le lac de Bious-Artigue

La face Occidentale sur le lac de Bious-Artigue

La famille Marmotte. Elle est pas belle la vie ?
La famille Marmotte. Elle est pas belle la vie ?
La famille Marmotte. Elle est pas belle la vie ?
La famille Marmotte. Elle est pas belle la vie ?

La famille Marmotte. Elle est pas belle la vie ?

Le lendemain direction les lacs d'Ayous pour le tour des lacs. Une véritable leçon de géologie !

Figure emblématique des Pyrénées, le pic du midi d’Ossau est à tout à tout point de vue étonnant. A commencer par sa nature sur laquelle on a longtemps épilogué . On croyait qu’il s’agissait d’une cheminée volcanique débarrassée de son cône. Depuis, les scientifiques ont tranché. Il s’agirait des restes d’un immense cratère qui aurait explosé à l’ère primaire. En quelque sorte les chicots visibles d’une « caldéra » dont les autres morceaux sont enfouis sur le pourtour, jusque sous les lacs d’Ayous. Les roches rouges du premier plan sont parmi les terrains les plus anciens des Pyrénées.

Gérard CAUBET

En montant au refuge d'Ayous
En montant au refuge d'Ayous

En montant au refuge d'Ayous

Derniers névés sur le lac Bersau . 2103m.

Derniers névés sur le lac Bersau . 2103m.

Carte extraite de Géolval

Carte extraite de Géolval

Le magmatisme hercynien dans les Pyrénées

La formation au Paléogène de la chaîne des Pyrénées, telle que nous la connaissons, précède de peu le cycle alpin. Pourtant, les Pyrénées ont « existé » une première fois, comme modeste chaînon du puissant édifice hercynien formé à la fin de l’ère paléozoïque, 250 millions d’années auparavant ! Ainsi, la majeure partie de la zone axiale du massif pyrénéen est constituée d’une haute chaîne primaire, plissée, fracturée et soulevée au Westphalien, dans la seconde moitié du Carbonifère. C’est à la fin de ce cycle hercynien que se manifeste à grande échelle le magmatisme dans les Pyrénées. À cette époque, l’amincissement de la croûte, et sa fragilisation par les tensions créées par la tectonique des plaques, permet la remontée de nombreux plutons et leur intrusion dans les terrains encaissants du Paléozoïque. Ils se refroidissent à quelques milliers de mètres de la surface, et c’est l’érosion qui les mettra à jour ultérieurement. Plusieurs vastes formations de granitoïdes jalonnent ainsi l’axe de la haute chaîne primaire. Certaines sont emblématiques comme la Maladetta, avec l’Aneto, point culminant des Pyrénées, et aussi le Néouvielle, le massif de Cauterets-Panticosa, celui des Eaux-Chaudes… Ultime manifestation tardi-hercynienne de ce magmatisme, le volcanisme stéphanien et stéphano-permien des Pyrénées atlantiques nous a laissé des témoins dont l’incomparable volcan en chaudron du Haut Ossau.

Jean-Pierre and Co...

L'extraordinaire face Occidentale et les deux voies parcourues avec bonheur dans ce si particulier porphyre vert si propice à la pose de coinceurs (Andésite à quartz (dacite. caractérisée par sa dureté et son acidité)

En jaune la traversée par la vire de l'Embarradère à partir de la brèche des Autrichiens. Cette voie facile (AD, 650m) permet de traverser toute la face , de parcourir la vaste esplanade de la vire de l'embarradère, de cotoyer le vide hallucinant du pilier et de sortir par la fourche entre le petit et le grand pic jusqu'au sommet. Voie parcourue avec les deux Joël (s) : Joël Danflous et Joël Laburre en 1983.

En rouge l'Eperon NW intégral de la pointe de France. 650m de très belle escalade en TD. Escalade très verticale et très directe sur un rocher parfait jusqu'au sommet (mis à part une longueur en rocher péteux et difficilement protégeable à environ +400m). Voie gravie avec Philippe Lebleu en 2001.

La zone des pertes vers le lac Castérau et le lac Paradis

La zone des pertes vers le lac Castérau et le lac Paradis

Le lac Paradis, le bien nommé !
Le lac Paradis, le bien nommé !

Le lac Paradis, le bien nommé !

La perte n°1 au dessus du lac Castérau
La perte n°1 au dessus du lac Castérau

La perte n°1 au dessus du lac Castérau

La perte en aval du lac Castérau et celle sous le lac Paradis
La perte en aval du lac Castérau et celle sous le lac Paradis

La perte en aval du lac Castérau et celle sous le lac Paradis

Y a pas Lapiaz là ???

Y a pas Lapiaz là ???

Rencontre innatendue avec un vautour percnoptère
Rencontre innatendue avec un vautour percnoptère
Rencontre innatendue avec un vautour percnoptère

Rencontre innatendue avec un vautour percnoptère

Jean-Pierre and Co...

Plus bas je propose mon aide à des canyonnistes qui ont l'air en difficulté au dessus d'une grosse vasque tourbillonnante dans le beau canyon de Cap-de-Pount (???) en leur proposant d'amarrer une corde au dessus pour les aider à progresser sans danger. Mais après une légère hésitation, ils décident de se débrouiller par eux mêmes...

La boucle est bouclée...
La boucle est bouclée...
La boucle est bouclée...

La boucle est bouclée...

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