Verna 2017. sous l'escalade, Arphidia...

Publié le par Groupe Auscitain de Spéléologie

Le récit de Mickey:

Première grosse sortie de l’année pour un Amalgame en partie décimé. Mais qu’importe, il y a quand même de beaux restes et 12 amalgamés sont là !

Vendredi soir : la maison de Madeleine se remplit peu à peu. C’est un véritable frigo. Dehors il y a 30 cm de neige.

Samedi matin à l’aube : Régis et Jean, les acrobates de la Verna, partent devant dans le jour qui se lève, concentrés sur leur objectif et chargés comme des mules. Jean, qui voit grand, a même rajouté une grosse poignée de goujons et deux batteries pour la perfo. Les autres suivent plus tard en petites équipes. Départ à pied depuis l’église, puis en raquettes dès le pont du Renard. Une neige crouteuse recouvre une bonne couche de poudreuse. Ça porte un instant puis on s’enfonce. Seuls les derniers bénéficient d’une trace à peu près potable. A ce tarif, il faut de 2 h00 à 2h30 pour atteindre la cabane, mais il fait beau et les paysages sont magnifiques.

 

ça caille à Ste Engrâce ce Week-end
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ça caille à Ste Engrâce ce Week-end

L’équipe photo Verna arrive en dernier. Qu’importe, de toute façon il n’y aura pas de photos puisque la Verna ne sera pas éclairée. Marko n’a pas pu venir et les grimpeurs devront chercher leur itinéraire dans la nuit de la salle. Vero, MC, Raymond, Pascal et Mickey montent quand même à l’Aranzadi d’où ils devaient faire les photos. De l’autre côté de la salle, deux petits points lumineux sont accrochés à la paroi puis dans la voûte. Ils ont démarré du pied de l’escalade du Grand Noir, obliqué à droite sous le porche, puis commencé à grimper, goujon après goujon en direction du grand porche-fissure qui fait face à la plateforme d’arrivée. C’est un challenge complétement fou : traverser la voûte de la Verna sur près de 200 m jusqu’au poche puisque l’accès direct tenté il y a quelques années n’est pas possible !

Régis et Jean . Les grimpeurs fous...
Régis et Jean . Les grimpeurs fous...

Régis et Jean . Les grimpeurs fous...

L’équipe touristico-photographique en profite pour faire visiter l’Aranzadi et ses remplissages à ceux qui ne connaissent pas puis faire une petite incursion dans le Martine. Au retour, ils constatent que les deux furieux ont bien avancé dans l’escalade. Ils ne sont pas loin de la moitié de l’itinéraire tracé sur des photos. Ça passera peut-être en deux séances. Respect messieurs !

les "Aranzadistes"
les "Aranzadistes"

les "Aranzadistes"

Au retour, Raymond et Mickey font un petit détour pour aller revoir le réseau 83 qui s’ouvre au raz de l’éboulis dans la paroi ouest de la salle. Ils se mettent minables dans les renfrougnes boueuses et humides jusqu’à l’escalade terminale. Dans la fissure le vent est faible et nul en haut de l’escalade. C’est en bas qu’il faudrait gratter. Travail démentiel. C’est pourtant par-là que la jonction au son et à la fumée a été faite avec Arphidia.

Quand ils sortent de là les grimpeurs sont en train de décrocher. Ils se rejoignent à la cabane. Il fait nuit depuis longtemps et les autres équipes sont redescendues. On cherche la clé du tunnel, mais on ne la trouve pas. Les autres l’ont sans doute descendue. Encore près de deux heures de descente et on se retrouve tous dans la joyeuse ambiance de la maison de Madeleine qui a pris quelques degrés depuis hier soir.

Autour d’une tournée de bières, ceux de l’amont d’Arphidia commentent leur journée. Maxime et Thibault se sont attaqués aux étroitures terminales de la galerie Suicide (branche ouest). Ils ont progressé de 30 m environ et se sont arrêtés au même endroit que Serge et Anthony l’an dernier devant un long passage très étroit d’une dizaine de mètres. Seuls deux anglais et Daniel Collongues l’ont franchi dans les années 70. Au-delà il y a une salle et plusieurs départs à revoir, mais pour le moment seul un bon courant d’air y passe.

Serge, Papou et Johan ont continué la reprise de l’escalade ESPC (+125 m environ) au début de la galerie Suicide. Auparavant ils ont déséquipé l’itinéraire par les cascades pour récupérer des cordes. L’escalade avait été à moitié rééquipée en 2016. Il restait un P6 et un P30 à remonter pour atteindre la galerie à revoir. Au bout de quelques heures c’est chose faite. La galerie ne révèle rien de mieux qu’il y a … 23 ans, mais ils en profitent pour continuer vers le haut. 25 mètres de plus, mais la fissure se pince partout. La surface n’est plus qu’à une quarantaine de mètres environ. La topo étant faite depuis longtemps jusqu’à l’entrée de la galerie ils déséquipent toute l’escalade pour ne plus avoir à y revenir. Il y a tant d’autres choses à faire ailleurs !

Ce n’est que bien plus tard, une fois les ventres pleins et les gosiers réhydratés qu’on se soucie de la clé du tunnel. Finalement personne ne l’a redescendue. Elle est restée là-haut. Mais où ? Elle n’était pas dans la cache, pas sur la porte. Elle a dû tomber dans la neige.

Après une bonne nuit ponctuée de ronronnements plus ou moins discrets ça émerge doucement des duvets et ça se dirige vers un copieux p’tit déj. Quelques tournées de café plus tard, Mickey et MC remontent au tunnel à le recherche de la clé … qu’ils trouvent plantée dans la neige à un mètre de la porte. Pendant ce temps, l’incroyable bazar qu’était devenue la maison de Madeleine a disparu. Tout est clean, rangé. On est sur le départ, mais on sera bientôt de retour.

Verna 2017. sous l'escalade, Arphidia...
Verna 2017. sous l'escalade, Arphidia...
Le porche convoité. environ 30m de haut sur 8 de large.

Le porche convoité. environ 30m de haut sur 8 de large.

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