Les Tignous de la Verna ou "quand la grosse se fait grimper de toutes part"

Publié le par Groupe Auscitain de Spéléologie

Des touristes trop frileux ayant annulé leur réservation  au Gîte de Burguburu (au dernier moment !!!) nous pouvons bénéficier de tout l’espace rien que pour nous . Super !

Le Samedi, l’équipe Arphidia amont part vers la galerie suicide . Lataps et Anthony (qui a mis une sacrée baffe à la moyenne d’âge du groupe. Ouf, il était temps…) s’attaquent à l’escalade ESPC (entente spéléo Pyrénées-Charentes) avec pour mission de dégotter quelques départs ventilés en direction du Sud-Ouest vers « la grosse » (surnom affectueux que nous donnons à la salle de la Verna). Echec, tout est colmaté mais il reste un départ à voir dans l’étage supérieur, ça sera pour la prochaine fois.

Du coup Serge Puisais et Guildo - qui avaient dégainé le distoX et le carnet topo en vue de topoter les nouveaux départs – se retrouvent au chomâge…

Lataps et Anthony rendent ensuite visite à l’extrème amont dans le méandre des anglais mais l’exiguité des passages les font renoncer très près du terminus (les anglais devaient être particulièrement plats car nos deux amalgamés ne sont pas vraiment obèses…). Il faudra là aussi revenir car un léger courant d’air parcours ce méandre qui est très près de la Verna.

L'escalade sous le souffleur 74
L'escalade sous le souffleur 74

L'escalade sous le souffleur 74

Pendant ce temps, Jean, Régis et Alain sont revenus à l’escalade à l’aplomb du souffleur 74. L’escalade se poursuit facilement jusqu’à l’amorce d’un méandre qui se révèle malheureusement trop étroit. Au -dessus le puits se poursuit, toujours vertical. Inutile de poursuivre, la surface et le souffleur 74 ne sont plus que 35m plus haut. Il y a peu de chances de trouver un réseau horizontal dans cet espace restreint. L’escalade est donc déséquipée. Un jour une nouvelle entrée par le souffleur 74 proposera la traversée la plus courte de la Pierre Saint Martin …

Les deux escalades de 2009 et de 2016

Les deux escalades de 2009 et de 2016

Les trois compères décident alors de monter jusqu’à Aranzadi pour d’une part montrer cette belle galerie à Jean qui ne la connait pas et d’autre part pour examiner la qualité du rocher en vue d’une escalade vers le grand porche inaccessible situé entre Aranzadi et l’escalade de 2009. Echec la aussi : Une bande de schiste épaisse de 10 m et très déversante interdit toute escalade.

Le lendemain, l’équipe D’arphidia amont renforcée par Brigitte (la chanteuse de charme des Amalgamés) se rend au-delà de la boîte aux lettres vers Chevalier pour topoter le petit ruisseau qui longe la paroi Est de « la grosse » et par la même occasion fouiller le secteur à la recherche d’éventuels départs vers Arphidia amont.

L'escalade de 2009 et la fine bande de schistes

L'escalade de 2009 et la fine bande de schistes

Les trois grimpeurs restants (Anthony, Jean et Alain car Régis nous a lâchement abandonnés de bon matin), après avoir barjotté toute la soirée sur un projet surréaliste, se rendent au pied de l’escalade de 2009 sous le « grand noir ». Le projet « de la dernière chance » est de monter jusqu’au relais 2 (escalade d’Alain, Régis et Joël en 2009) et de traverser vers l’Ouest en restant sur le bon rocher compact au -dessus de la zone de schiste (qui est in-grimpable). Ce projet (de Jean qui est encore plus fou que moi) est en fait réalisable moyennant une grande quantité de goujons, une équipe de deux grimpeurs « solidement burnés » et motivés pour passer une dizaine d’heures pendus dans le vide absolu à 100m de hauteur. La distance estimés est d’environ 110m jusqu’au grand porche qui nous nargue depuis bien trop longtemps !

Jean rééquipe la première partie de l’escalade , passe la petite bande de schiste et rejoint ma line de goujons de 2009. Il pose un relais à environ 15m. Y a plus qu’à…

Notre projet fou vers le gros porche inconnu

Notre projet fou vers le gros porche inconnu

Le récit de Serge « Lataps » :

Nous étions huit a pénétrer dans le tunnel,sous l’œil bienveillant de Dominique à la nouvelle cabane.
Il y avait :Alain Bressan, Serge Puisais, Gilbert ,Régis,Raymond ,Brigitte,et, du GSHP, Jean ,Anthony et Serge.
Trois objectifs étaient définis,dans la perspective de la jonction tant espérée avec Arphidia :Topo dans les amonts d'Arphidia ,escalade galerie Suicide,et escalade dans la Verna.
 Donc je suis retourné accompagné du jeune "eh oui" Anthony, à la galerie Suicide,refaire l'escalade que j'avais faite il y a 22ans "Heureusement ,Mickey s'en souvenait". Rien de nouveau,si ce n'est les passages d'étroitures et la faille qui se pince désespérément . Mais il faudra y retourner ,lever un dernier point D'interrogation."Dixit MicKey au téléphone"
L'équipe de la Verna n'a pas eu plus de chance .Encore des sueurs froides non récompensées.

Le dimanche matin nous retournons à la Verna
Jean attaque une nouvelle escalade ,assuré par Anthony et sous la direction de notre maitre Alain Bressan.
Il s'agit de rejoindre un nouveau porche situé entre l'Arandzadi et le grand noir .
L'escalade débute en empruntant la mythique voie d' Alain Radeuil auparavant reprise par Alain  Joël et Régis.

Donc ,en résumé,tout recommence et l'important c'est que cela ne s’arrête Jamais!

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article