Un Week end sous le signe du "gros gaz" à la Verna

Publié le par Groupe Auscitain de Spéléologie

L'équipe du Dimanche

L'équipe du Dimanche

Ca commence le Vendredi avec Mickey, Régis et Mathieu qui accompagnent "Le toff" et son drone dans la Verna pour tester la vidéo et surtout l'éclairage de l'engin en conditions "spéléologiques". Essai concluant avec cependant quelques modifs à apporter. La prochaine fois sera la bonne. En tout cas l'engin a vu bien avant nous et surtout de plus près les conduits qui percent le plafond de la Verna.

Samedi deux équipes avec un objectif : relier la Verna à Arphidia amont et se retrouver dans les plafonds de "la grosse" afin de faire enfin pèter le bouchon...

L'équipe d'Arphidia amont (Le beau'f,Mickey, Joël, Maxou et Agre) s'attaquent à l'extrème amont et Maxou fait quelques frayeurs à ses petits camarades en restant coincé derrière une étroiture particulièrement coriace. Pas de courant d'air de ce côté là , mais il n' y en avait pas beaucoup non plus dans le tunnel...

Pendant ce temps l'escalade ESPC est à nouveau positionnée sur la nouvelle topo et rééquipée jusqu'à +10. Arrêt faute de mèche efficace. A poursuivre car cette escalade se dirige vers la Verna distante d'une centaine de mètres quand même...

Elle se dirige vers la Verna et vers un point où l'équipe n°2 (Jean, Régis et Alain) poursuivent l'escalade n°1 de 2009 vers deux orifices en plafond en direction du "grand noir".

Un Week end sous le signe du "gros gaz" à la Verna
Un Week end sous le signe du "gros gaz" à la Verna
Un Week end sous le signe du "gros gaz" à la Verna
Un Week end sous le signe du "gros gaz" à la Verna
Un Week end sous le signe du "gros gaz" à la Verna

Par chance le rocher est très compact et Jean se régale à grimper en traversée ascendante dans un fort dévers. Il vient d'obtenir avec succès l'agrément et le titre très envié de la confrérie très restreinte des grimpeurs de la Verna. 

Le premier orifice se révèle trop étroit. L'escalade se poursuit vers l'Ouest en direction de ce qui semble être un grand puits remontant. Le vide se creuse et le dévers atteint maintenant près de 15m d'avancée. Un relais est installé à la base du puits remontant qui est visible sur une vingtaine de mètres jusqu'à ce qui semble être un pincement. Re-descente faute de goujons vers la base de l'escalade 30m plus bas avec un "gaz" unique type "torca del Carlista" et un gros pendule vers la base de l'escalade initiale.

Le Dimanche, l'escalade reprend et Marco (guide de la SAS la Verna) est convié à nous accompagner dans notre "ballade aérienne".

Sous le puits remontant

Sous le puits remontant

Faute de goujons, Jean s'arrête 20 mètres plus haut dans le puits qui ne se pince pas du tout et continue à monter et est visible sur une dizaine de mètres de plus. Bonne nouvelle : Le puits est parcouru par un bon courant d'air. La surface est à environ 70m plus haut.

Alors , nouvelle entrée dans le ravin d'Arphidia près du gros trou souffleur ou jonction avec Arphidia amont ? Ou les deux ??

La prochaine sortie nous éclairera c'est sûr !

Bientôt en ligne la vidéo de cette belle escalade...

Un Week end sous le signe du "gros gaz" à la Verna

Le récit de Jean:

Verna : Ni le ciel ni la terre

 

Tout à coup des cris émanent du fond de la salle, des hurlements synchronisés puis, plus rien. Le noir. Le vide et juste l'écho de la rivière. Je devine à cet instant les minutes qui vont suivre. Le moment sera inoubliable. Dans quelques secondes des spots vont s'allumer un à un. La salle va se dévoiler à moi petit à petit. Et moi, je suis au balcon et j'aurais le meilleur point de vue. Quelle aubaine pour ma première rencontre avec cette grande dame ! 

En ce début d'après midi un groupe de visiteurs vient de déboucher dans  la salle de la Verna. Et nous, depuis ce matin, nous nous issons péniblement sur la paroi surplombante pour essayer de rejoindre une lucarne lointaine que l'on devine à peine avec les projecteurs de nos lampes.

Tout à commencé vendredi soir. Je retrouve mes compagnons d'Amalgame dans la charmante demeure secondaire de Madeleine à Saint Engrace. L'accueil est chaleureux et les flammes dansent dans la cheminée pour essayer de réchauffer cette ancienne bergerie joliment rénovée. Rapidement on commence à refaire le monde autour de la table et c'est seulement à l'heure où Cendrillon perd ses talons que nous empruntons les escaliers pour retrouver le confort des lits plus anciens que le tunnel EDF de la Verna.

Samedi matin deux équipes se forment : Christian, Mickey, Joël, Alain G et Maxime partent explorer les amonts d'Arphidia pendant que Alain B, Régis et moi nous tentons cette escalade dans la salle de la Verna pour essayer de jonctionner avec l'autre équipe. Car c'est bien cela dont il est question ce week-end. Une hypothétique jonction entre les amonts d'Arphidia et la salle de la Verna. Escalade est un bien grand mot quand il s'agit de se hisser péniblement d'une tige de fer de 8mm de diamètre à une autre. L'adjectif artificielle prend tout son sens et des frissons parcourent mon corps quand Alain me raconte le courage des précurseurs qui bien souvent partaient en escalade libre dès qu'ils le pouvaient ! Je crois cependant que pour notre projet, le courage n'aurait pas suffit. Jugez plutôt : 40m de paroi déversante de plus de 15m d'avancée protège la lucarne entre-aperçue. Il nous aura fallu l'aide des techniques modernes de progression et toute la journée pour atteindre notre objectif. Nous stoppons par manque de matériel mais la suite est bien là, la lucarne tient toutes ses promesses. Il faudra revenir demain pour en savoir un peu plus... Le retours dans la salle par un rappel en fil d'araignée dans cette immense salle est inoubliable et non sans rappeler un certain Python... Quelques minutes plus tard nous retrouvons le jour et une bière réparatrice au bar Burguburu. La soirée au coin du feu nous permet de faire le point sur l'avancement des explorations et de continuer à refaire le monde.

Dimanche, Marco un des guides de la salle nous accompagne. Tous ensemble nous nous retrouvons dans la Verna pour continuer l'escalade. Une quinzaine de mètres de plus  dans la lucarne nous permettront de lever le doute : il s'agit d'un puis remontant, peut être une nouvelle entrée de la salle ? Mais pas un méandre qui rejoindrait Arphidia comme nous l'avions espéré.

Le week-end s'achève comme il avait commencé : autour de la table mais cette fois-ci au soleil devant chez Madeleine.

Commenter cet article

VIGNEAU Bernard 21/03/2016 23:42

Impatient de lire la suite de cette belle aventure qui dure, dure, dure,......depuis de trop nombreuses années.