Arrestélia, la perle de la PSM

Publié le par Groupe Auscitain de Spéléologie

Invités par Brice pour aller faire des photos dans le souffleur du Larrandaburu (Arrestélia ou gouffre du rateau) Thibault et moi ne nous sommes vraiment pas fait prier !!! Et ce , en ce qui me concerne malgré une crève carabinée qui m'a cloué au lit un jour avant le départ... Une occasion comme ça , ça ne se rate pas.
Brigitte, Papou et Régis seront également des nôtres ainsi que, surprise, Sylvestre himself ! Grand maître des lieux et auteur de la belle topo du réseau tentaculaire.
Arrestélia est un cas "à part" dans les cavités du massif de la Pierre Saint Martin : Les puits d'accès au réseau géant percent à seulement -170 d'énormes galeries qui se développent sur plus de 60 kms pour un dénivelé de 835m! Ce réseau géant collecte les eaux de la majorité des grands gouffres situés versant espagnol. Mais pour atteindre la rivière du Lakhoura située à l'extrème Sud du réseau, il faudra bivouaquer par deux fois et se taper près de 2200m de dénivelé cumulés !
En ce qui nous concerne, on ne visitera qu'une infime partie du réseau jusqu'à la belle rivière du grand serpent située à environ 2kms de l'entrée du souffleur.
Sylvestre et Régis, quant à eux, iront vérifier l'état du bivouac 0 situé à trente minutes au delà du grand serpent.
Les puits d'accès sont étroits, humides, boueux... Bref pas terrible pour un début !
Mais après la descente d'un ultime P70, on perce le plafond d'une très grosse galerie (la galerie des Gras) et là on sent bien que ça va changer de musique.
La progression est sympa dans de belles galeries ponctuellement très concrétionnées . Les explorateurs ont judicieusement positionné de la rubalise pour délimiter et préserver les endroits les plus sensibles.
Quelques tyroliennes sympas au dessus de vasques profondes (dont la célèbre "fiesta de los biceps") nous emmènent à la première grande salle que Brice a projeté de photographier. L'accès se fait par une pente abrupte entièrement calcifiée et où l'adhérence est heureusement parfaite.
La salle mesure une centaine de mètres sur 40 à 50 de large. Elle est entourée de beaux massifs stalagmitiques.
Nous redescendons ensuite pour aller vers la rivière du grand serpent qui sera le terminus de notre visite.
Encore quelques belles tyroliennes au dessus d'une eau cristalline, un massif stalagmitique hallucinant constitué de cristaux en "dents de cochon" géants et immaculés, et enfin la "fracture sociale" grande faille profonde de 40 m et donnant accès à la belle rivière du grand serpent.
Difficile de sortir de ces grands volumes (où nous avons noté que la température est supérieure de 5° à celle des gouffres que nous avons l'habitude d'explorer) pour s'engager dans les puits étroits et antipathiques qui nous mèneront vers la sortie.
Une superbe journée et la satisfaction d'avoir visité une infime partie d'une des plus belles cavités du massif.
Photos de Brice Maestracci
Photos de Brice Maestracci
Photos de Brice Maestracci
Photos de Brice Maestracci
Photos de Brice Maestracci
Photos de Brice Maestracci

Photos de Brice Maestracci

Commenter cet article